Yeah
Yeah Yeahs (trois fois), c’est
de la pop expérimentalisante
et, euh, synthétique, avec
des effets tant et plus, des percus
électroniques et quelques
petites grattes... oh, à
peine.
C’est
un peu, disons "ronflant"
mais original. Et l’important,
c’est l’ambiance pas
loin de ce qu’on appelle
trip-hop, ouais.
Ce
qui semble intéresser les
trois Yeah, c’est le son,
l’atmosphère, le
climat, l’éthéré,
la mélancolie aussi et
les synthés, c’est
important les synthés,
non ? Oui, surtout dans la pop
électro.
«
Cool It down », ça
me fait un peu penser parfois
à Dead Can Dance dont je
fis tantôt une chronique
très fouillée d'une
de leurs belles oeuvres (c’est
ICI).
Yeah, c’est donc cool, un
peu vaporeux, avec la voix intéressante
de la chanteuse (c’est le
point fort).
Bref,
bien que pas trop long pour ne
pas faire vite chier, ce disque
accroche un temps, mais, bon,
ça use un peu aussi car
le son est trop anesthésiant
et j’ai un peu de mal avec
les quelques relents de sons des
années 80, les plus belles
selon Vanessa Paradis, l’interprète
de l’inoubliable «
Joe le taxidermiste », une
chanson à la gloire du
célèbre empailleur
Joe Slibar qui, afin de naturaliser
de nouvelles espèces animales,
fonçait dans la nuit vers
l'Amazone et le cha-cha-chi...