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CHRONiQUES MUSiCALES

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Une demi-présence

Led Zeppelin
Presence (1976)


Jadis, avec cet album, Led Zeppelin semblait déclarer qu'il faisait encore acte de présence.

Présence ? Oui, mais pas totalement.

D'habitude, la durée de créativité d'un groupe de rock ne dépasse rarement le troisième album et peut aller, pour les meilleurs, jusqu'au sixième. Led Zeppelin en 76, date où il enregistre cet album, avait déjà atteint les sommets avec "Houses of the holy" et commençait à descendre avec son graffiti physique un peu indigeste. En plus il en était à son septième. Aie !

En outre, ceux qui aiment comme moi le rôle important qu'avait pris Jones dans la réalisation du superbe "Houses of the holy" peuvent aller voir ailleurs. Ici, Led Zeppelin retourne donc au truc basique. Gros hard-rock avec rythmique très appuyée. Batterie monumentale. Guitares rythmiques déchaînées.

On retiendra de ce chant du cygne "Achilles last stand" bien qu'un peu longuet. Mais avec un beau solo de Page. C'est bien. Et aussi des vocaux de Plant assez agaçants sur la deuxième partie du titre. C'est dommage. "Nobody's fault but mine" est plutôt jouissif. Très puissant, changement de rythme subtil. Et viril à souhait. "Tea for one" qui termine l'album arrive un peu comme du réchauffé. Sorte de correct remake de "Since I've been loving you". Mais un ton en dessous.

Bref, à peine une demi-présence du Led Zeppelin.

 

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la chronqiue d'un autre disque de Led Zeppelin _____________________________________________________________________________

Physical Graffiti
Led Zeppelin


... quelques titres arrachent...