Durant
plus de deux heures (131 minutes
exactement), accompagné
par un ensemble de cuivres particulièrement
performant, FZ nous distillait
jadis pas loin de son meilleur
cru en concert, avec beaucoup
de solos de guitares dans un
live (vrai ?) un peu lassant
sur la longueur.
Il y a quand même plein
de bons moments comme les plutôt
'rock' "Heavy Duty Judy"
et son torride solo de guitare,
les standards zappaïens
"Cosmic Debris" et
"Florentine Pogen",
le délirant "Andy",
le surprenant "Purple Haze"
d'Hendrix, et les longues suites
propices à de superbes
envolées de guitare.
Ce sont "The torture Never
Stops" et "More Trouble
Every Day".
J'aime aussi le jazz-rock à
la mode FZ avec "Zoot Allures",
l'iconoclaste "Boléro"
de Ravel et, à un degré
moindre, car un peu lourd, le
célèbre "Stairway
To Heaven" du Ledzep façon
reggae où le solo de
Page est repris par l'ensemble
des cuivres. Original !
D'un autre côté,
Zappa nous balance comme souvent
du free-daube-jazz comme l'interminable
"Eric Dolphy Memorial Barbecue",
de la variétoche avec
quelques reprises de thèmes
populaires où il est
préférable de
comprendre ce que raconte le
moustachu et ses ouailles, de
la soul-music et des extraits
de musiques de films.
Au final, on a une demi-réussite
(ça fait quand même
beaucoup vu la longueur de ce
live), pas mal de remplissage,
des surprenants changements
de tempos, un peu de mauvais
goût aussi et de l'humour
bien sûr... enfin, du
Zappa.