Neil
Young & Crazy Horse
Greendale
(2003)
Avec le Fou Cheval, éternel
compagnon de route, Young proposait
il y a quelque temps déjà
un "Greendale" où
tout y est simple. Sans être
simpliste bien sûr. Pas
de rock torride ni de sophistication.
Young semble vouloir aller à
l'essentiel. Sobrement. Sans
fard. "Greendale"
sonne rustique. C'est assez
brut. Beaucoup de guitares bien
sales comme d'hab. Une batterie
qui cogne inlassablement. Une
rythmique lourde. Quelques choeurs
et un harmonica folkleux.
Young
et son crazy horse sont dans
ta salle à manger. Et
ils jouent live. Entre country,
blues et boogie.
Avec
encore quelques belles mélodies.
"Carmichael" et "Falling
down above" sont les titres
les plus intéressants.
Mais sans atteindre le niveau
des anciennes grandes chansons
du père Young. "Be
the rain" et "Sun
green" sont pas mal non
plus mais je n'aime guère
la voix trafiquée. Peu
de ballades ("Bandit"
et "Bringin' down dinner")
et des titres comme "Devil's
sidewalk" ou "Double
e" moins intéressants.
Et chose inédite, tu
as droit à un concept-album.
L'histoire d'une famille américaine
dans un ville perdue au milieu
de nulle part.
"Greendale"
manque un peu de puissance,
de fièvre et, mélodiquement,
est un ton en dessous. Ce n'est
sûrement pas le meilleur
Young.