L'autre jour, alors qu'avec Nazca,
mon alter larsen ego qui n'aime
pas forcément que le cinéma,
nous discutions musique à
bâtons rompus, bien que
nous étions chez moi, il
m'affirma péremptoire :
"Neil Young a fait que des
disques essentiels".
Cela est vrai si l'on fait abstraction,
bien sûr, de ceux proposés
dans les années 80 (difficile
à pas loin de soixante
berges de carrière d'être
toujours au top). C'est encore
plus vrai si l'on voit écrit
sur la pochette les mots magiques
: "Crazy
horse".
En effet, qui dit "Crazy
Horse" dit disque de Neil
Young bourré de rock. Gorgé
de grosses guitares rustiques
en furie. Plein à rabord
de longs thèmes crasseux.
Dégoulinant de solos délirants.
"Broken Arrow" qui arrivait
après le sympathique "Mirror
ball" avec Pearl Jam, ne
possède ni hit flagrant
ni réelle faiblesse. Il
est donc plutôt complet
et ravira les fans... et ceux
qui aiment le rock entre rage,
authenticité, thèmes
imparables et clins d'oeil au
blues.
Les autres vous diront que Young
chante toujours aussi mal, que
les solos de guitares sont nuls,
que les choeurs ne sont pas terribles
non plus, que le son est toujours
aussi crade... enfin tout ce que
j'aime dans la musique de Neil
Young.
Un petit regret tout de même
: il
est dommage que le cd se termine
avec un titre live, un rien bluesy,
où l'on n'entend pratiquement
que le public.
Bref, "Broken arrow"
est, malgré ce petit détail,
un album essentiel de Neil Young.
Encore un.