La Monte Young (de son vrai nom
: La Monte Young) est un musicien
américain contemporain
qui fait de la musique contemporaine
(aussi).
Mais
au lieu de faire vulgairement
de la musique sérielle,
concrète ou Dieu sait quoi,
il fait de la musique minimaliste
sous forme de drones (en français
: bourdons) où on utilise
pratiquement toujours la même
note et le même son un peu
comme dans la musique ambient.
Dans cette oeuvre, plus faite
pour être "vue"
qu'entendue, il y a just Charles
(c’est Charles Curtis au
cello (en français : violoncelle).
Il varie un peu de temps en temps
en jouant dans le style des ragas
sur un fond de drones pré-enregistrés
à l’aide de son violoncelle
(en anglais : cello).
D’autre part, Marian Zazeela
s’occupe du light show (là,
ça manque quand même)
et La Monte Young a "composé"
la longue plainte de cette œuvre
très originale et spéciale
sous titrée : in a setting
of Abstract 1 from Quadrilateral
Phase Angle Traversals in Imagic
Light. Et ne me demande pas ce
que ça veut dire, je n’en
sais rien.
Bon, si tu arrives à trouver
cette œuvre, achète-la
et mets-la en bonne place sur
la table basse du salon, ça
fera son effet à côté
d'un bouquin de Kierkegaard. En
outre, il serait bon que tu écoutes
ce disque, ne serait-ce qu’une
fois, pour pouvoir plus tard le
disséquer au club de ceux-qui-n’écoutent-pas-la-même-chose-que-les-autres.
Personnellement je trouve cette
oeuvre atypique qui dure des plombes
assez chiante et le son m’agresse
assez vite. Mais si on veut y
trouver quelque chose de positif
en cette période de fêtes
où tout n’est qu’amour,
disons que si on arrive à
passer le cap des 10 premières
minutes, on pourrait être
pris par son aspect introverti,
son pouvoir de suggestion pas
loin de la transe, son côté
hypnotique même si j‘y
aurais ajouté de temps
en temps quelque chose de plus,
je ne sais pas, des cuivres graves
peut-être ou des synthés,
mais bon, ce ne serait plus de
la musique minimaliste avec, comme
qui dirait, des drones.