Yoroï
David Tomaszewski (2025)
Aurélien-kun
(c’est Orelsan), s’installe
au Japon dans une vieille baraque
avec sa femme enceinte. Il trouve
les différentes pièces
d’une armure, la revêt
et attire des yokais qui s’en
viennent de nuit lui casser la gueule.
Aurélien-kun est un incapable
et l’homme le plus apathique
du monde. Et si parler lentement,
dit-on, augmente le charisme et
l'autorité, là tu
as plutôt envie de le secouer
pour qu’il se ressaisisse.
En tout état de cause, le
début est plutôt la
partie haute du film, entre deux
scènes de bagarres et quelques
vannes de diverses valeurs, elle
qui castagne et lui qui est un pince
sans rire complètement endormi.
Mais Aurélien-kun est aussi
un célèbre et populaire
rappeur car Orelsan dans le rôle
d’Orelsan parle d’Orelsan
et ce film est même carrément
une mise en abyme.
« Yoroï » c’est
un peu le « The wall »
d’Orelsan, le reflet de ses
angoisses, son grand œuvre
sans aucun doute, dans lequel il
dénonce ! C’est la
partie basse du film, celle de l’autothérapie
durant laquelle il parle de lui
mais ce n’est pas vraiment
lui mais c’est quand même
lui.
Quant à la morale de ce film
curieux, c’est qu’il
faut épouser une japonaise.
En tout cas, c’est ce que
j’ai compris.
Orelsan dans son premier rôle
sensible.
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