Dans
la très très (trop
?) longue disco de Yes, "Relayer"
est l'album qui suit le pataud
"Tales From..." et
par rapport au précédent
album, il y a Moraz aux claviers
en lieu et place de Wakeman
qui est parti avec ses mellotrons
car il n’aimait pas la
pochette de Dean, mais bon,
tu peux aller vérifier
si tu as des doutes.
Il y a sur la face 1 une suite
appelée "The Gates
Of Delirium" qui commence
à fond la caisse dans
le délire (normal vu
le titre) entre le heavy et
le symphonique. Avec une montée
constante de qualité
et des changements de tempos
assez inattendus. J'aime assez.
Puis, comme Yes fait du prog,
il se croit obligé alors
qu'en fait personne ne lui demandait,
surtout pas moi, en plus, je
n’étais même
pas né en ces temps reculés,
il se croit obligé, dis-je,
de faire plein de détours
bizarres assez difficiles à
suivre et avec un petit passage
"free". Dieu que c'est
laid !
Ensuite, ça monte, ça
monte avec une belle intervention
de gratte furieuse sur une rythmique
en béton. Crois-moi,
Yes fait alors du rock. Si.
Et le final "Soon O Soon",
plus apaisé, qui déroule
dans un lyrisme à toute
épreuve, est superbe.
Jon Anderson y est à
son aise sans problèmes.
Dieu que c'est beau !
Après, comme il faut
bien remplir l'autre face, on
a droit à un thème
appelé "Sound Chaser",
moins évident, avec des
vocaux assez lourds et ridicules,
je te le chante, là,
comme je suis seul chez moi
:
"cha
cha cha cha ! cha cha cha cha
!"
C’est
prog, non ? Et le thème
est très torturé,
un peu tordu, souvent glacé,
partant parfois nulle part et
ayant des difficultés
à en revenir (de nulle
part). Avec même en bonus
un petit côté "d'jazeroque"
assez désagréable
- sans doute dû à
Moraz venu avec ses claviers
et quelques idées pas
terribles qu’il a dû
piquer à Corea et son
Return To Forever. Dieu que
c'est moche !
Puis "To Be Over"
termine le disque avec une jolie
ballade donnant la part belle
à Anderson, le chanteur
à toge mais Howe, le
préposé à
la guitare n'y est pas mal non
plus.
Au final, il fait partie de
la fameuse trilogie yessienne
des seventies mais un ton en
dessous et, vu la durée
du disque, du coup, le nombre
de passages chiantisants est
limité. C’est une
bonne chose.
_____________________________________________________________________________
l'image
du jour
_____________________________________________________________________________
Les
plus beaux moments
de la longue et
merveilleuse histoire
du groupe Yes !

En
ces temps anciens
Moraz était
sans conteste
le Yes le mieux coiffé.
|