Charles
Winston est un chanteur anglais
paraît-il découvert
par Peter Gabriel qui avait aussi
déjà découvert
bien d'autres choses et même
le prog dans les années
70 mais tu peux aller vérifier
si tu as des doutes.
Winston propose ici ce qu’on
peut appeler, sans guère
se tromper, un album de pop-rock
où l'on y trouve des titres
bien envoyés, conviviaux,
avec de la recherche au niveau
des instruments, des arrangements,
de la production. On a même
droit à une citation pianistique
du vieux Ludwig sans que cela
fasse incongru.
Le petit Charles a une voix qui
n'est pas forcément détestable,
il y a les inévitables
ballades sans mièvrerie
et les mélodies sont presque
toutes du même niveau et
souvent agréables.
En outre, comme l’album
complet n’existe pas, surtout
depuis l’apparition du CD
où par la force des choses,
il faut remplir, on trouve des
titres plutôt dispensables,
quelques arrangements un rien
lourds, des titres un peu trop,
disons, frénétiques,
des passages vocaux un peu excessifs
et une soi-disant "urgence"
un peu exagérée
qui agacent et il manque indéniablement
de deux ou trois titres supérieurs
pour transporter ailleurs où
les frissons me gagnent.
Mais bon, dans un pop-rock de
ces temps passés où
on s'emmerdait dès le troisième
titre, il est heureux de rencontrer
un album qui s'écoute aisément
jusqu'à son terme.