Wings
Wings
Greatest (1978)
Wings,
c'était dans des temps
immémoriaux le groupe de
Paul McCartney guère après
la fin des Beatles. Cette compil
propose des titres qui vont de
71 à 77.
McCartney, il est de bon ton,
si on le compare à Lennon,
de dire que ce qu'il fait, c'est
complaisant, que c'est de la petite
pop, de la guimauve, etc, etc,
etc... Et de rajouter que Lennon,
c'était un génie.
Moi, je dirai que Lennon en solo,
c'était rarement intéressant
et McCartney, souvent... sans
intérêt. Non, mais
tu as écouté "Imagine"
de Lennon ? Il faut savoir que
plein de gens ont crié
au génie à l'écoute
de cette guimauve cucul qu'aurait
pu aussi bien écrire Sardou
s'il n'avait préféré
à l'époque louer
les mérites transatlantiques
d'un énorme rafiot pour
nouveaux riches en goguette.
Tu vas me dire : comparer Lennon
à Sardou, n'est-ce pas
un peu osé ? Pas du tout.
Tout juste hors-sujet car je comparais
Lennon à McCartney, ce
qui était déjà
hors-sujet étant donné
que cet album est en fait une
compil de McCartney.
McCartney fait donc ici de la
pop façon 70's où
sont nées les fameuses
années disco qui tâchent
parfois ses jolies chansons et
ont fait plus de mal à
la musique pop, pop-pulaire que
l'invention du synthétiseur
et du clip vidéo réunis.
Il y a dans ce greatest - attention,
ça ne s'appelle pas best
of - donc tu n'auras pas
ce que le vieux Popol a fait de
mieux à cette époque,
enfin, soi-disant, il y a, dis-je
- tu suis ? - il y a ses plus
grands tubes.
Très vieillot, cet album
ne brille plus que par quelques
jolies mélodies comme le
sautillant "Another day"
ou le mélancolique "Mull
of Kintyre" qui, s'il ne
faisait pas si froid, te donnerait
presque envie de te mettre en
kilt. Il y a aussi le tantinet
rock "Live and let die"
que tu connais peut-être
hurlé par cet atroce gueuleur
de Rose qui voulait faire plus
de bruit que sa bande de Guns.
"Silly love song" est
du vrai disco comme on en n'entend
plus depuis au moins la mort de
Dalida. C'est assez marrant -
non pas la mort de Dalida, mais
plutôt le son, les choeurs
et les violons à faire
passer Claude François
- qui est mort aussi - pour un
artiste d'avant-garde. Et le reste
? De mauvais rogatons même
pas mangeables par un fan invétéré
d'Abba.
En résumé, on dira
que les Beatles, c'était
bien - oui, on peut. Lennon, c'était
à peine un peu mieux que
McCartney et ce dernier, un peu
moins mauvais qu'Abba.
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