Dans
le temps, The Who (en français
: Les Qui... C'est nul,
non ?) chantaient rageusement
My dgé-dgé-dgé-nérèchion.
Ils disaient vouloir mourir
avant que d'être vieux.
En 2006 ils étaient encore
là. Du moins deux d'entre
eux. Les autres nous ont malheureusement
quittés.
Ils affirmaient aussi que le rock,
c'est à la fois futile
et essentiel. C'est vrai ça,
le rock c'est plutôt futile.
La preuve ? Essaie un peu d'écouter
les vieux albums des Qui (en anglais
: The Who... C'est mieux,
non ?). Tu m'en diras des nouvelles.
Enfin, c'est façon de parler
car ces nouvelles là ne
sont plus guère fraîches...
Ils disaient aussi :
le rock, c'est essentiel. Sûrement
le temps de deux ou trois albums,
pas plus pour celui qui le crée
à l'époque où
il se trouve être à
la mode comme ceux qui l'écoutent
et trouvent donc cela essentiel
tout en étant à
la mode aussi. Ca va ?
Townshend et Daltrey - qui il
y a plus d'une quinzaine d'années
se faisaient encore appeler The
Who (ils ont bien le droit)
- revenaient donc... bien après.
Et nous ressortaient un truc comme
figé entre "Tommy"
et "Quadrophenia".
Avec le poids des années
en bonus, si j'ose dire.
La rage n'y est plus bien sûr.
Ils font du Who nos deux gars.
Un peu comme les Stones faisaient
du Stones...
La différence est que nos
deux compères revenaient
et n'avaient pas eu le temps de
nous emmerder un maximum depuis
des décennies. Du coup,
curieux, on jeta alors une oreille
sur leur galette.
Le rock y a comme définitivement
disparu. On a droit seulement
à un catalogue tristounet
de chansons fadasses et ayant
encore moins d'attrait qu'une
flopée d'albums quelconques
de variétoche internationale
sortis ce matin. Les vocaux sont
souvent laborieux, les chansons
peu accrocheuses, les mélodies
banales et l'ensemble peu passionnant.
Vivement que John et Keith reviennent.