Kenny Wheeler fut un musicien
de jazz. Eh oui, il y en a beaucoup
et ce n'était pas le
plus mauvais, loin s'en faut.
Et trompettiste de son état,
il pratiquait (il est décédé
en 2014) pendant une bonne quarantaine
d'années un jazz très
"ECM", tout en atmosphères....
atmosphère, atmosphère
!
Pas vraiment aventureux pour
deux sous et père on
ne peut plus tranquille de l'esthétique
de la marque allemande, ce bon
Kenny propose ici un album sans
la moindre aspérité,
accompagné qu'il est
par des musiciens qui se font
les plus sobres possibles (leurs
noms sont écrits sur
la pochette).
"It takes two !" se
déroule pratiquement
toujours de la même façon
: petite intro à la guitare
puis solo bien clair de Wheeler
au flugelhorn. C'est assez calme,
pas loin d'être statique,
un peu introverti, sans surprise
et tout à fait reposant.
Tu t'assois dans un bon fauteuil
le soir après une dure
journée de boulot, ça
fait du bien.
Wheeler
ne semble pas vouloir révolutionner
le jazz. Le jeu est presque
ouaté. Le son des interventions
très "jazzies"
des deux guitaristes pourrait
agacer certains mais Wheeler
sait être chaleureux avec
son bugle.
Au final, bien qu'un peu convenu,
"It takes two !" me
paraît un correct album
de jazz, disons, impressionniste...
mais pour amateurs only.