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Et depuis,
s'en est allé...

Leslie West
The great fatsby (1975)

 

Voici venir à nous Leslie West, défenseur acharné du blues-rock et gars sûrement plein d'humour, vu le titre et la photo de son album.

Attention, ici pas de fioritures. Leslie West, la musique "prise de tête" l'ennuie au plus haut point. Le rock-FM lui donne des boutons. Le metal lui procure quelques ballonnements désagréables. La soul le fait maigrir. Il ne sait même pas ce qu'est le rock progressif.

Sa vie durant, il n'a écouté qu'une musique.

D'ailleurs quand il était jeune, dans son Texas natal, il ne descendait de cheval que pour se remplir les oreilles de Johnson (non, pas c'ui-là... l'autre) et de Waters (pas l'autre génie non plus). Et quand il faisait un écart, sa mère lui disait tendrement : "Leslie, n'oublie pas de prendre ta dose de B.B. King ! - Oui, maman" répondait ce bon Leslie tout en attrapant sa guitare.

Ainsi de disques de blues-rock en disques de blues-rock, West devint un accro du genre.

Il essaya bien de s'en sortir en jouant du hard-rock dans Mountain (le bien nommé) avec le père Bruce.

Peine perdue !

Il se rendit à Woodstock où il reçut des fleurs sur la gueule : il en revint plein d'allergies.

Alors, il reprit du blues, du boogie, du blues et du, euh... boogie.

Et le voilà parti pour un "Great Fatsby" où l'on trouve une reprise énergique de "Honky tonk women" des Stones (un vieux groupe sympa des années 60), une cover correcte de "If i were a carpenter" (un tube antique repris jadis en français par un chanteur belge) et en prime une superbe version du classique "House of the rising sun" (un beau standard immortalisé en son temps par une joyeuse bande d'Animals).

Et depuis il s'en est allé... Putain, lui aussi !