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Eberhard Weber
Orchestra (1988)



Weber jouait en ces temps (il ne peut plus aujourd'hui, malheureusement) de la contrebasse électrifiée et le son en est assez original. Cela pourrait attirer quelques amateurs de musique proches du rock mais rebuter aussi quelques jazzeux pour qui le genre se limite pratiquement au Duke et au Count.

Ici, Weber est accompagné dans la majorité des titres par quelques musiciens qui jouent du fluegelhorn, du French horn, du trombone, du trombone bass et du tuba.

Donc, sur une assise de cuivres graves, Weber laisse aller sa contrebasse souvent éthérée et plus inspirée par la musique européenne que par le jazz.

Weber, c’est presque joli. Un peu sensuel aussi. Dans des climats variés, des effets un peu faciles et quelques envolées qui ne sont pas à négliger.

L’ensemble propose quelques sonorités assez atypiques qui peuvent séduire si on est sensible à ce courant de musique actuelle proche de la musique dite "classique" européenne et aussi, bien sûr, si on réagit favorablement à l’esthétique ECM.

Cette œuvre de Weber, au projet un peu décalé et à l’ambiance parfois palpitante, c’est donc ici parfois un peu trop lisse à certains moments et sans réelle fièvre. Et les passages où il intervient seul sans ses compères cuivrés sont plutôt ennuyeux.