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Avec toujours le baroudeur impénétrable au passé trouble

Le vengeur agit au crépuscule
Budd Boetticher (1957)

 

Bart Allison (c’est Randolph Scott) finit par retrouver la trace de Tate Kimbrough à Sundown où ce dernier doit se marier. Bart s’invite au mariage, mais plutôt que de se taire à jamais, menace Kimbrough et annonce à la future mariée qu’elle sera veuve au coucher du soleil.

Cette intervention pour le moins audacieuse, vous en conviendrez, donne son titre original au film : « Decision at Sundown » avec un jeu de mots entre le nom de la ville et le coucher de soleil.

Il s’en suit une fusillade qui pousse Bart et son pote Sam à se réfugier dans une étable, assiégée par les hommes de Kimbrough dont un shérif malveillant. Siège durant lequel nous comprendrons que les enjeux sont sans doute autres et que Kimbrough a fait main basse sur un bled de pleutres.

Exceptionnellement scénarisé par Charles Lang, « Le vengeur… » patine un peu vers son milieu, avec des sous-intrigues féminines peu prenantes. Randolph Scott joue cependant toujours le baroudeur impénétrable au passé trouble qui, avec fermeté et force résolution, vient réclamer son dû à coups de flingue.

Même s’il se démarque par son final imprévisible et quelques éléments surprenants, notamment certains personnages moralement indéchiffrables comme en utilisa très souvent Boetticher, « Le vengeur agit au crépuscule » est un cran en dessous de ses compères et, contrairement à ce qu’on pourrait penser, ne se déroule pas au crépuscule.



Faute de café, Randolph Scott provoque le shérif.