Bart
Allison (c’est Randolph
Scott) finit par retrouver la
trace de Tate Kimbrough à
Sundown où ce dernier
doit se marier. Bart s’invite
au mariage, mais plutôt
que de se taire à jamais,
menace Kimbrough et annonce
à la future mariée
qu’elle sera veuve au
coucher du soleil.
Cette intervention pour le moins
audacieuse, vous en conviendrez,
donne son titre original au
film : « Decision at Sundown
» avec un jeu de mots
entre le nom de la ville et
le coucher de soleil.
Il s’en suit une fusillade
qui pousse Bart et son pote
Sam à se réfugier
dans une étable, assiégée
par les hommes de Kimbrough
dont un shérif malveillant.
Siège durant lequel nous
comprendrons que les enjeux
sont sans doute autres et que
Kimbrough a fait main basse
sur un bled de pleutres.
Exceptionnellement scénarisé
par Charles Lang, « Le
vengeur… » patine
un peu vers son milieu, avec
des sous-intrigues féminines
peu prenantes. Randolph Scott
joue cependant toujours le baroudeur
impénétrable au
passé trouble qui, avec
fermeté et force résolution,
vient réclamer son dû
à coups de flingue.
Même s’il se démarque
par son final imprévisible
et quelques éléments
surprenants, notamment certains
personnages moralement indéchiffrables
comme en utilisa très
souvent Boetticher, «
Le vengeur agit au crépuscule
» est un cran en dessous
de ses compères et, contrairement
à ce qu’on pourrait
penser, ne se déroule
pas au crépuscule.
Faute de café, Randolph
Scott provoque le shérif.