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Fidèle au cahier
des charges...

Vanden Plas
The Ghost Xperiment - Illumination (2020)


Dans la série disséquons-les-chefs-d-œuvre-du-metal-prog mélodique voici aujourd’hui en cette splendide journée le plus récent opus de Vanden Plas qui a pris son nom à un designer automobile néerlandais. En fait les gars voulaient prendre Battista Pininfarina mais bon, on aurait pu se tromper sur le genre musical proposé et Vanden Plas, ça fait plus metal-prog comme qui dirait mélodique.

Dans ce disque Vanden Plas fait du Vanden Plas et par la même occasion du metal-prog mélodique dont la différence avec le metal-prog simple me parait aussi ténue que celle entre le Rnb et la daube.

Dans les premiers titres les gars sont très fidèles au cahier des charges. On est dans les rails et on y reste avec les ingrédients habituels : vocaux excessifs, chœurs fendards, synthés moches, batterie énervée et aussi, bien sûr, solos de guitares téléphonés.

Ensuite pour calmer un peu le jeu, on a droit à une ballade. Il y en a toujours dans le metal-prog mélodique car la ballade, c’est d’abord mélodique. Ca s’appelle "Black Waltz Death" et ça ne bouleverse pas outre mesure. Et cela durant plus de huit minutes avec même un solo de synthé, comme dans le néo-prog et du coup je me demande, tout de go : Vanden Plas ne serait-il pas un groupe de metal-néo-prog mélodique ? Non, car ce genre musical n’existe pas encore.

Ensuite on refait comme le titre du début du disque ou pas loin et, là, arrivé à une cinquième chanson, on se demande si en fait on n’a pas écouté le premier en boucle !

Mais voici "Fatal Arcadia" un peu plus accrocheur que les précédents car moins linéaire. Il est suivi de "The ouroboros" plus lent et plaisant dans sa première partie mais vers la 8° minute ça s’affole lourdement avant de reprendre le thème du début pour rien (jusqu’à la 13° minute !), pour m’assommer peut-être ?

Après on a "Ghost engineers", une ballade qui arrive fort à propos. C’est agréable car mélodieux et pas trop long, On dirait même du Angra d’antan.

Puis cette illumination se termine par un titre semblable à ceux du début d’un disque trop figé dans un style souvent bien outrancier et loin de convaincre malgré quelques passages un peu plus recherchés et moins pesants.