Dans
la série disséquons-les-chefs-d-œuvre-du-metal-prog
mélodique voici aujourd’hui
en cette splendide journée
le plus récent opus de
Vanden Plas qui a pris son nom
à un designer automobile
néerlandais. En fait
les gars voulaient prendre Battista
Pininfarina mais bon, on
aurait pu se tromper sur le
genre musical proposé
et Vanden Plas, ça
fait plus metal-prog comme qui
dirait mélodique.
Dans
ce disque Vanden Plas fait du
Vanden Plas et par la même
occasion du metal-prog mélodique
dont la différence avec
le metal-prog simple me parait
aussi ténue que celle
entre le Rnb et la daube.
Dans les premiers titres les
gars sont très fidèles
au cahier des charges. On est
dans les rails et on y reste
avec les ingrédients
habituels : vocaux excessifs,
chœurs fendards, synthés
moches, batterie énervée
et aussi, bien sûr, solos
de guitares téléphonés.
Ensuite pour calmer un peu le
jeu, on a droit à une
ballade. Il y en a toujours
dans le metal-prog mélodique
car la ballade, c’est
d’abord mélodique.
Ca s’appelle "Black
Waltz Death" et ça
ne bouleverse pas outre mesure.
Et cela durant plus de huit
minutes avec même un solo
de synthé, comme dans
le néo-prog et du coup
je me demande, tout de go :
Vanden Plas ne serait-il pas
un groupe de metal-néo-prog
mélodique ? Non, car
ce genre musical n’existe
pas encore.
Ensuite
on refait comme le titre du
début du disque ou pas
loin et, là, arrivé
à une cinquième
chanson, on se demande si en
fait on n’a pas écouté
le premier en boucle !
Mais voici "Fatal Arcadia"
un peu plus accrocheur que les
précédents car
moins linéaire. Il est
suivi de "The ouroboros"
plus lent et plaisant dans sa
première partie mais
vers la 8° minute ça
s’affole lourdement avant
de reprendre le thème
du début pour rien (jusqu’à
la 13° minute !), pour m’assommer
peut-être ?
Après on a "Ghost
engineers", une ballade
qui arrive fort à propos.
C’est agréable
car mélodieux et pas
trop long, On dirait même
du Angra d’antan.
Puis cette illumination se termine
par un titre semblable à
ceux du début d’un
disque trop figé dans
un style souvent bien outrancier
et loin de convaincre malgré
quelques passages un peu plus
recherchés et moins pesants.