"Univeria
Zekt" (en kobaïen
qui dit beaucoup en peu de mots
: le plus collossal kombo
des espaces interstellaires
et aussi sur Kobaïa pendant
qu'on y est, putain, c'est loin),
c’est en fait le groupe
Magma qui enregistre la même
année où on avait
lancé le premier vaisseau
spatial sur Kobaïa, cet
album appelé "The
Unnamables" sans rire car
dans le kobaïen on navigue
toujours au premier degré
sinon personne ne trouverait
ça génial. Cet
album est plutôt sympa
car Magma n’y est pas
vraiment figé dans du
Magma, l’ensemble se voulant
alors plus accessible, plus
"commercial" dirions-nous.
C'est un peu spontané,
les cuivres apportent un côté
chaleureux et on a l’impression
que les gars s’éclatent
même si je n’ai
pas dit que dans Magma ils s’emmerdaient.
Rien n’est vraiment original
et par moments on a droit à
quelques échappées
dans de la vilainerie qui fridejazze
comme un quelconque ersatz de
Coltrane et même Dolphy.
C’est aussi un peu soul
et rappelle parfois Zappa, Chicago
et autre Blood Sweat & Tears,
l'époque voulait sans
doute ça. On a droit
à quelques envolées
de gratte électrique
originales (Claude Engel), le
tout paraît sans prétention
ridicule et le disque, malgré
un fort côté hyper
ringard très dans son
temps, s’écoute
bien plus volontiers que des
récentes suffisances
de Vander et ses ouailles.
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l'image
du jour
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Sus
!

Christian
Vander partant encore
en croisade
contre le rock commercial
accompagné
de son fidèle
écuyer Marcel
Zekt.
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