Twister
Jan
de Bont (1996)
Parce que son père a été
emporté par une tornade en
tenant une porte, Jo est obsédée
par les tourbillons et les vents
violents. De fait, elle n'arrive
pas à stabiliser son couple
avec Bill qui s'est rangé
en devenant monsieur Météo
et en s'acoquinant avec une psy.
Seulement il a besoin d'une signature
pour pouvoir divorcer et s'en va
rejoindre Jo dans l'Oklahoma, au
moment où ça va barder.
Tant mieux, me direz-vous, car Bill
comprend les tornades et peut-être
même sait-il murmurer à
leur oreille.
"Twister" est sorti en
un temps où on prenait la
peine de préciser que les
effets spéciaux étaient
impressionnants (aujourd'hui nous
sommes blasés). C'était
aussi l'époque des catastrophes
au cinéma et il fallait sauver
le chien. Je me souviens ne pas
l'avoir vu en salle car le soir
où l'opportunité s'est
présentée, j'ai opté
pour... "Crash" de David
Cronenberg (brrrr !).
Evidemment, "Twister"
perd de son intérêt
sur mon téléviseur
mais, sans fasciner son monde, il
se regarde. Et puis De Bont utilise
une demi-douzaine de fois la même
idée de plan d'hélicoptère,
et on apprend que l'artisanat est
supérieur au professionnalisme,
la passion au bénéfice,
l'insoumission à la discipline
et Cary Elouisse finira par payer
son arrogance.
|