Erik
Truffaz with Manu Codjia,
Michel Benita, Philippe Garcia
Mantis
(2001)
Production
après production, le
brave Truffaz essayait de nous
surprendre sans surprendre personne.
Beaucoup de jazz-rock (à
quoi bon ?), des titres vers
la musique arabe, d'autres,
atmosphériques (les plus
intéressants).
"Magrouni" et "Nina
Valeria" sont les deux
titres qui lorgnent vers le
Maghreb. Le premier fait un
peu incongru dans le contexte
et semble un rien opportuniste.
Le second est mieux réussi
- on y trouve Anouard Brahem
excellent joueur d'oud. C'est
une très belle musique
métissée.
En plus, quand Truffaz se lance
dans des titres éthérés
et plutôt atmosphériques
comme dans les très beaux
"No fear" ou "Mare
mosso" et qu'il se démarque
de ses tics jazz-rockeux, il
est excellent.
Les
autres titres et surtout "Tahu
bahu" (humour ?) qui clot
l'album, représentent
la perversion totale de la musique
de Miles Davis. Cette dernière
étant ici singée
et caricaturée à
l'extrême. C'est démonstratif
et froid.
Dans cet album où Truffaz
fait soi-disant de l'electro-jazz
(je veux bien), il y a finalement
peu de choses intéressantes
mais il avait raison
: il fallait au moins
ça pour sortir de l'underground
du tout petit monde du jazz.
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LA
CHRONiQUE D'UNE AUtRE
DiSQUE D'ERiK tRUFFAZ
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Saloua
Erik
Truffaz
...
va dans
différentes
directions...
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