Dans
cette B.O., ça se voit
pas sur la pochette, on y
entend un instrument que j'aime
beaucoup et qu'on a rarement
l'habitude d'entendre :
la viole de gambe.
L'ensemble est très
introverti. Sombre et mélancolique.
Les titres sont assez évocateurs
("Les pleurs", "troisième
leçon des ténèbres").
Le tout dégage donc
souvent une extrême
tristesse. Mais ne va pas
en abuser car la tristesse
rend vieux avant l'heure.
Il
y a quelques superbes pièces
chantées d'une belle
voix féminine et l'ensemble
est grave sans être
austère.
Bien
sûr, il y a des moments
très précis
pour apprécier ce style
de musique. Et peut-être
pas forcément tous
les matins. Même s'il
m'arrive de l'écouter
les jours où je me
lève sans réel
projet. Au petit-déjeuner.
A ces instants brumeux où
seuls les idiots sont brillants.
N'étant
pas du genre qu'on écoute
trois jours avant de l'égarer,
cet album intemporel me paraît
donc très recommandable.
_____________________________________________________________________________
l'image
du jour
_____________________________________________________________________________
Tous
les matins du monde
!

C'est
aussi un film avec
Depardieu.
|