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CHRONiQUES MUSiCALES

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Grave sans
être austère

Tous Les Matins Du Monde
Jordy Savall (1991)

 

 

Dans cette B.O., ça se voit pas sur la pochette, on y entend un instrument que j'aime beaucoup et qu'on a rarement l'habitude d'entendre : la viole de gambe.

L'ensemble est très introverti. Sombre et mélancolique. Les titres sont assez évocateurs ("Les pleurs", "troisième leçon des ténèbres"). Le tout dégage donc souvent une extrême tristesse. Mais ne va pas en abuser car la tristesse rend vieux avant l'heure.

Il y a quelques superbes pièces chantées d'une belle voix féminine et l'ensemble est grave sans être austère.

Bien sûr, il y a des moments très précis pour apprécier ce style de musique. Et peut-être pas forcément tous les matins. Même s'il m'arrive de l'écouter les jours où je me lève sans réel projet. Au petit-déjeuner. A ces instants brumeux où seuls les idiots sont brillants.

N'étant pas du genre qu'on écoute trois jours avant de l'égarer, cet album intemporel me paraît donc très recommandable.

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l'image du jour
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Tous les matins du monde !

C'est aussi un film avec Depardieu.