Dans
des temps plutôt lointains, chez
CBS, ils étaient hyper sympas.
Ils nous proposaient souvent deux daubes
pour le prix d'une. Merci les gars.
Ici on a droit à l'inénarrable
Toto... dont je vais essayer, malgré
tout, d'écrire quelques mots.
Mais pas trop.
Toto, ce sont quelques requins de studios
qui, un jour, ont décidé
de voler de leurs propres ailes. Proposant
alors une espèce de rock mou
amerloque dans tout ce que cela peut
avoir de péjoratif. Quelque chose
entre un générique d'émission
de variétoche télé
et les démangeaisons du plus
mauvais groupe de rock FM d'outre-Atlantique.
Avec un guitariste (Lukather) sortant
des solos dont la pertinence n'a d'égal
que l'ennui qu'ils véhiculent.
En outre, on a droit à un chanteur
se prenant tantôt pour celui du
groupe Chicago (la deuxième mouture,
immonde tarte des années 80)
ou celui des Bee Gees ou Richard Marx
ou Michael Bolton ou n'importe quel
roucouleur mièvre de la variété
américaine de ces années-là
et même parfois à Michael
Jackson comme c'est le cas dans "Fahrenheit",
the second bouse original from CBS ©.
Re-merci CBS.
Et pour faire bonne mesure, le tout
est saupoudré de quelques infâmes
synthés et de choeurs grotesques
façon Eurovision années
80 avec plein de oh, oh,oh, oh, oh,
oh, oh, oh... Stop, n'en jetons plus.
Dans le premier cd nommé "Isolation"
que l'on souhaiterait presque aux gars
de Toto tant ils sont complaisants et
mauvais, on fait dans le mignard, singeant
le Chicago susnommé avec cuivres
antédiluviens dignes d'un big
band accompagnant les ritournelles merdiques
des Patrickfioriseries télévisionnesques
de l'autre année.
Dans "Fahrenheit" (le plutôt
mal nommé), Toto se la joue par
moment "Michael Jackson",
proposant un zeste de funk de supermarché
baignant dans un bain de culture lionelritchien.
De quoi t'enlever l'envie d'acheter
des surgelés.
Toto a un nom qui prête peut-être
à rire. Ce n'est pas le cas de
leur médiocre musique dont le
succès non démenti continue
de m'interpeller.