Dans
la série il-y-est-trop-tôt-pour-en-finir-avec-Toto
voici, en cette belle journée
où le soleil cruel frappe
à traits redoublés
sur la ville et les champs, sur
les toits et les blés,
une oeuvre des fameux gars qui,
comme tout un chacun, quand ils
ne savaient plus quoi faire, sortaient
un album de covers. Pourquoi pas
?
Reprendre des titres de quelqu'un
d'autre, c'est bien. Encore faut-il
savoir se l'approprier et avoir
aussi le talent pour accrocher
l'auditeur.
Toto sait faire le premier. D'ailleurs
à l'écoute en blind-test,
n'importe quel auditeur qui a
déjà eu la malchance
d'écouter Toto, sera à
même de le reconnaître.
C'est le point positif... ou négatif.
Ca dépend. Enfin, bon,
passons.
En ce qui concerne le deuxième
point (tu suis, j'espère)
on peut dire que la surprise est
aussi absente chez Toto que de
l'humour dans le nom du groupe.
Encore que Toto, ça pourrait
faire rigoler. Bon, repassons.
Toto reprend ce qu'il veut et
en premier un titre de Bob Marley.
Je n'en ferai aucun commentaire
vu que je n'écoute jamais
de reggae.
Plus loin, enfin juste après,
on a droit à une reprise
d'un titre de Steely Dan que je
n'aime pas (le titre, pas le groupe).
il s'agit de "Bodhisattva"
aussi peu intéressant qu'il
peut être difficile à
écrire. Et pas meilleur
que l'original. Mais, si ça
peut amener quelqu'un vers l'écoute
de Steely Dan, ce sera toujours
ça de gagné.
Après voici qu'arrive une
version de "While My Guitar
Gently Weeps" d'Harrison
(George pas Ford). Le thème
est tellement superbe qu'il est
impossible, même à
Toto, de massacrer la chanson.
Et puis Lukather fait le maximum
avec sa gratte.
Puis on a droit à "Maiden
Voyage" qui fut un des plus
beaux thèmes du père
Hancock même s'il est vrai
qu'il n'avait pas eu à
forcer. Et là, je dis :
non ! Non, car en plus de rappeler
les jazz-rockonneries du batteur
totoïste Simon Phillips,
ça ne respecte pas l'esprit
alors que moi, je ne respecte
pas Toto. Mais sont-ils vraiment
respectables ? Bon, passons.
Et "Sunshine Of Your Love",
hein ? A faire rigoler le vieux
Bruce, là-bas, loin, très
loin. Et "House Of The Rising
Sun", hein, ho ? A faire
s'étouffer le père
Burdon.
Quant au reste, étant donné
que je ne connaissais pas les
originaux, je dirai que c'est
du Toto pur jus garanti authentique
sans additif. Avec bien sûr
ces petits choeurs rigolos jetés
avec parcimonie comme autant de
peaux de bananes sous les pas
du marcheur juste pour qu'on se
marre. Il faut entendre à
cet égard le tonitruant
"Living For The City".
Mais Lukather est un guitariste
sympa. Enfin, bon, passons.