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Annie aime
les sucettes...

Therion
Les Fleurs Du Mal (2012)


Dans la série putain-ça-fout-la-trouille-les-vieilles-daubes-qu'il-m'arrive-d’écouter-des-fois, voici en cette super journée un truc de Therion qui est un groupe qui me fait marrer quand je l’écoute alors que quand j’écoute mon voisin, j’ai envie de lui foutre mon poing sur la gueule.

Therion est donc un groupe utile et figure-toi, si tu n’as pas le plaisir de le connaître, qu’il essaie, sérieux comme un pape, au fil d’une discographie édifiante, de réussir l’amalgame entre une sorte de heavy metal plus proche de Nightwish que de Sepultura et un ersatz de musique symphonique plus proche de celles des B.O. de blockbusters que de la musique dite classique.

Cette fois-ci le groupe qui aime la variété française d’antan se jette à corps perdu dans les reprises (chantées en français) de chansons de par chez nous. Ca méritait que je tende (ou tendisse, si tu veux) l’oreille, non ?

Le disque s’appelle "Les Fleurs du mal". Oui, comme l’oeuvre de Baudelaire. Malheureusement, contrairement à Ferré, Therion ne reprend pas des poèmes de l’auteur des "Paradis Artificiels".

En fait il reprend des vieux trucs que Gainsbourg avait composés pour des chanteuses à la mode, puis des chansons qui me sont inconnues et d'autres de Sylvie Vartan ("La Maritza" vaut son pesant de cacahuètes !) ou de Marie Laforêt, chanteuse que je connais surtout pour sa célèbre réplique dans le film "Les morfalous" où, quand son mari s’électrocute en urinant sur des fils électriques à nu, elle déclare : « C’est bien la première fois qu’il fait des étincelles avec sa bite ! »

Bref, quand il s’agit de "Poupée de cire, poupée de son", "Initials B.B.", "Les sucettes", je pouffe, intérieurement bien sûr car j’écoute ce disque avec mon chien qui adore, manquerait plus qu'il me morde, ce con !

Pour le reste je n’accroche pas vraiment, c’est moins tordant à la longue même si "Dis–moi poupée" me laisse pantois comme face à l’écoute des Chœurs de l’Armée rouge reprenant un tube de Lorie.

Et même si Therion a le mérite de ne pas copier, j’avoue que je suis assez abasourdi par la voix vite pénible, façon opéra, de la chanteuse, un ensemble de mélodies bien sucrées, le son pseudo-metal et les violons, ah, les violons !