Dans la série putain-ça-fout-la-trouille-les-vieilles-daubes-qu'il-m'arrive-d’écouter-des-fois,
voici en cette super journée
un truc de Therion qui est un
groupe qui me fait marrer quand
je l’écoute alors
que quand j’écoute
mon voisin, j’ai envie de
lui foutre mon poing sur la gueule.
Therion est donc un groupe utile
et figure-toi, si tu n’as
pas le plaisir de le connaître,
qu’il essaie, sérieux
comme un pape, au fil d’une
discographie édifiante,
de réussir l’amalgame
entre une sorte de heavy metal
plus proche de Nightwish que de
Sepultura et un ersatz de musique
symphonique plus proche de celles
des B.O. de blockbusters que de
la musique dite classique.
Cette fois-ci le groupe qui aime
la variété française
d’antan se jette à
corps perdu dans les reprises
(chantées en français)
de chansons de par chez nous.
Ca méritait que je tende
(ou tendisse, si tu veux) l’oreille,
non ?
Le disque s’appelle "Les
Fleurs du mal". Oui, comme
l’oeuvre de Baudelaire.
Malheureusement, contrairement
à Ferré, Therion
ne reprend pas des poèmes
de l’auteur des "Paradis
Artificiels".
En fait il reprend des vieux trucs
que Gainsbourg avait composés
pour des chanteuses à la
mode, puis des chansons qui me
sont inconnues et d'autres de
Sylvie Vartan ("La Maritza"
vaut son pesant de cacahuètes
!) ou de Marie Laforêt,
chanteuse que je connais surtout
pour sa célèbre
réplique dans le film "Les
morfalous" où, quand
son mari s’électrocute
en urinant sur des fils électriques
à nu, elle déclare
: « C’est bien la
première fois qu’il
fait des étincelles avec
sa bite ! »
Bref, quand il s’agit de
"Poupée de cire, poupée
de son", "Initials B.B.",
"Les sucettes", je pouffe,
intérieurement bien sûr
car j’écoute ce disque
avec mon chien qui adore, manquerait
plus qu'il me morde, ce con !
Pour le reste je n’accroche
pas vraiment, c’est moins
tordant à la longue même
si "Dis–moi poupée"
me laisse pantois comme face à
l’écoute des Chœurs
de l’Armée rouge
reprenant un tube de Lorie.
Et même si Therion a le
mérite de ne pas copier,
j’avoue que je suis assez
abasourdi par la voix vite pénible,
façon opéra, de
la chanteuse, un ensemble de mélodies
bien sucrées, le son pseudo-metal
et les violons, ah, les violons
!