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En costume
et tragique

The king's warden
Chang Hang-jun
(2026)

 

Au XVe siècle, le jeune roi Yi Hong-wi est renversé par des méchants types à chapeau. Au même moment, le chef d’un bled improbable et particulièrement pauvre oit dire d’un village voisin qu’héberger un noble en exil garantit la prospérité et le riz blanc.

Il en fait donc la demande à quelque fonctionnaire (également à chapeau) et récupère le roi déchu. Ce dernier, idol de kpop à ses heures, dépressif et suicidaire, retrouvera sans doute goût à la vie auprès des petites gens. Seulement le Han, fidèle à ses grandes habitudes, t’attendra au tournant car les puissants de ce monde, jamais avares de manigances, ne te laisseront pas être heureux une minute de plus.
Dès lors, selon les célèbres règles du codex du cinéma coréen, tout ira de mal en pis et l’ensemble de la distribution de ce beau film pleurera pendant 35 minutes.

"The king’s warden" est un film résolument calibré pour le public coréen, historique, en costume et tragique, avec une première moitié heureuse et une seconde larmoyante, et qui a fait un carton au box-office local, tutoyant l’indétrônable "Roaring currents". Il ne comporte cependant pas grand-chose de nouveau ou d’excitant, mais le connaisseur y trouvera quelques ineffables dont Park Ji-hwan, Lee Jun-hyeok et Ahn Jae-hong, mais surtout Yoo Hai-jin qui cabotine un max pendant 2 heures et le grand Oh Dal-su. Ces deux derniers, qui sont des acteurs à gueule généralement comiques, sont souvent en appui de quelques beaux gosses et fréquentent donc la plupart des blockbusters du pays de la clarté matinale.

PS : J’avais écrit en 2015 que Oh Dal-su apparaissait au générique de 6 des 7 films qui ont le mieux marché en Corée du sud. Il a chuté depuis et, avec "The king’s warden", il n’est plus au générique « que » de 7 des 10 films coréens les plus populaires au box-office local.



Le cinéma coréen pleure toujours très exagérément
sauf le grand Oh Dal-su qui reste digne.