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Avec des séquences en stop-motion et noir et blanc partiel

The girl who leapt through time
Nobuhiko Obayashi (1983)

 

Kazuko (c’est Tomoyo Harada) est amoureuse de Kazuo qui est pourtant un type inexpressif à la voix monotone. D’ailleurs il avait un coach de voix monotone (véridique). Elle l’aime notamment parce que c’est son ami d’enfance, le fameux, et qu’elle a le souvenir tenace d’une comptine qu’ils chantaient ensemble.

Après les cours, Kazuko est de corvée de rangement. Elle entend un bruit dans le laboratoire, un ballon en verre tombe et une fumée s’en échappe, elle s’évanouit. Le lendemain, elle se réveille à 9h87 et commence à avoir des impressions de déjà-vu jusqu’à revivre la même journée. Car Kazuko, voyez-vous, peut utiliser son esprit pour se déplacer dans le temps !

Et comment va-t-elle utiliser ce pouvoir ? Eh bien elle ne va pas l’utiliser parce que chez Obayashi (et même si c’est adapté d’un roman, comme souvent, ici un classique de la littérature jeunesse), l’élément fantastique n’est pas la finalité du film et ne crée pas de suspense. Que ses personnages échangent leur corps ou revivent le passé amoureux de leur mère – pour s’en tenir à sa seule trilogie d’Onomichi – ses films ne traitent pas du fait original, mais des tourments de l’adolescence, des amours impossibles, du souvenir, de la séparation et de la nostalgie de la jeunesse, le tout, évidemment, avec collages et surimpressions, séquences en stop-motion et noir et blanc partiel.

Ce film qui était censé être le premier et dernier de Tomoyo Harada, que le producteur ne pensait pas faite pour le métier, fut un grand succès et elle fit carrière.

PS : « The girls who leapt through time », alias « La traversée du temps », était sorti en double programme avec « Detective story », le second étant la tête d’affiche censée rafler la mise. Or, la postérité a surtout retenu le premier.

PS2 : On retrouve ici quelques habitués du cinéma d’Obayashi comme Toshie Negishi, Ittoku Kishibe, Wakaba Irie et bien sûr Toshinori Omi.



Obayashi dans son art.