Vous
connaissez ce personnage qui
maîtrise les arts martiaux,
est dur au mal, infatigable,
sans doute immortel et définitivement
résolu, pugnace et ultra
violent. Il s’agit ici
de Wang Wei, le bagarreur muet,
qui vit seul avec sa fille.
Et que fait la racaille dépravée
et immorale ? Elle kidnappe
la fille de Wang Wei alors que
c’est le seul, LE SEUL,
qu’il ne fallait pas emmerder.
La racaille dépravée
et immorale n’apprend
jamais de ses erreurs !
Alors Wang Wei, bientôt
aidé du mari d’une
journaliste disparue (tous deux
également surentraînés
pour une raison non évoquée),
va faire des descentes dans
les tréfonds des bas-fonds
du fin fond de la Thaïlande
profonde afin de récupérer
sa fille.
Et si je te dis que ces personnages
sont incarnés par Xie
Miao, Joe Taslim et JeeJa Yanin
(dans un tout petit rôle
cependant) et qu’ils affronteront
Joey Iwanaga et l’incroyable
Yayan Ruhian, tu vois poindre
la férocité d’empoignades
hyper chorégraphiées.
Et tu as raison.
Ce film sur la traite d’enfants
et surtout un film sur des athlètes
cascadeurs qui se mettent sur
la gueule pendant 45 minutes
(sur 1h45), à coups de
scènes rageuses de 5
minutes jusqu’à
son incommensurable affrontement
final dont la dynamique est
renouvelée par un lascar
déchaîné
qui vient affronter protagonistes
et antagonistes en même
temps.
Evidemment, « The furious
» est un film de niche,
d’une très grande
violence et où les vrais
truands évitent, par
esprit sportif, de faire usage
d’armes à feu.
Les mecs derrière ce
film, en quête du Hong-Kong
disparu, ont un sens aigu de
la démesure, parfois
au-delà du concevable
et jusqu’au risible (c’est
pourtant censé être
sérieux) et la scène
du snakepit, assez décevante
et un peu kitsch, aurait pu
être remplacée
par la scène finale,
ce qui aurait permis de ne pas
dépasser 1h30, parce
qu’au-delà ton
cerveau est un peu azimuté.
En tout état de cause,
ça reste fun, extrêmement
divertissant et d’une
rudesse insondable.
PS
: Le réalisateur, Kenji
Tanigaki, fan de Jackie Chan,
est un chorégraphe de
combats, ancien cascadeur. Les
bagarres sont ici chorégraphiées
par Kensuke Sonomura, également
ancien cascadeur, qui fit briller
l’ineffable Saori Izawa
dans les « Baby assassins
».
PS2
: Ce film à la production
hongkongaise et tourné
en Thaïlande a un réalisateur
japonais et deux héros
joués par un Chinois
et un Indonésien.