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Sse mettent sur la gueule pendant 45 minutes

The furious
Kenji Tanigaki (2025)

 

Vous connaissez ce personnage qui maîtrise les arts martiaux, est dur au mal, infatigable, sans doute immortel et définitivement résolu, pugnace et ultra violent. Il s’agit ici de Wang Wei, le bagarreur muet, qui vit seul avec sa fille.

Et que fait la racaille dépravée et immorale ? Elle kidnappe la fille de Wang Wei alors que c’est le seul, LE SEUL, qu’il ne fallait pas emmerder. La racaille dépravée et immorale n’apprend jamais de ses erreurs !

Alors Wang Wei, bientôt aidé du mari d’une journaliste disparue (tous deux également surentraînés pour une raison non évoquée), va faire des descentes dans les tréfonds des bas-fonds du fin fond de la Thaïlande profonde afin de récupérer sa fille.

Et si je te dis que ces personnages sont incarnés par Xie Miao, Joe Taslim et JeeJa Yanin (dans un tout petit rôle cependant) et qu’ils affronteront Joey Iwanaga et l’incroyable Yayan Ruhian, tu vois poindre la férocité d’empoignades hyper chorégraphiées. Et tu as raison.

Ce film sur la traite d’enfants et surtout un film sur des athlètes cascadeurs qui se mettent sur la gueule pendant 45 minutes (sur 1h45), à coups de scènes rageuses de 5 minutes jusqu’à son incommensurable affrontement final dont la dynamique est renouvelée par un lascar déchaîné qui vient affronter protagonistes et antagonistes en même temps.

Evidemment, « The furious » est un film de niche, d’une très grande violence et où les vrais truands évitent, par esprit sportif, de faire usage d’armes à feu. Les mecs derrière ce film, en quête du Hong-Kong disparu, ont un sens aigu de la démesure, parfois au-delà du concevable et jusqu’au risible (c’est pourtant censé être sérieux) et la scène du snakepit, assez décevante et un peu kitsch, aurait pu être remplacée par la scène finale, ce qui aurait permis de ne pas dépasser 1h30, parce qu’au-delà ton cerveau est un peu azimuté.

En tout état de cause, ça reste fun, extrêmement divertissant et d’une rudesse insondable.

PS : Le réalisateur, Kenji Tanigaki, fan de Jackie Chan, est un chorégraphe de combats, ancien cascadeur. Les bagarres sont ici chorégraphiées par Kensuke Sonomura, également ancien cascadeur, qui fit briller l’ineffable Saori Izawa dans les « Baby assassins ».

PS2 : Ce film à la production hongkongaise et tourné en Thaïlande a un réalisateur japonais et deux héros joués par un Chinois et un Indonésien.