Après
avoir dévoré avec un plaisir
non feint le pinacle du heroic bloodshed,
puis t’être rabattu, toujours
affamé, sur l’ensemble des
suiveurs, il ne t’est alors plus
resté que les troisièmes
couteaux, c’est-à-dire une
sorte de sous-produit sans le sou d’un
style qui, à son sommet, était
déjà atypique et jusqu’au-boutiste.
Parmi
ceux-ci, « The dragon fighter »
qui est une série B de la série
B. Ici, « girls with guns »
oblige, une fliquette trompe-la-mort tente
de confondre un baron de la drogue, maître
Lung, mais est empêchée par
une mystérieuse japonaise qui flingue
à tout va. Cette dernière
n’a d’ailleurs comme exutoire
à son cuisant échec que
de tirer de dépit au lance-roquette
dans la mer.
Au
même moment, Thomas et Tendon de
bœuf dragouillent Jessica qui est
la fiancée de maître Ding,
lui-même filleul et bras droit de
maître Lung. Pour appuyer tous ces
flics acharnés et/ou infiltrés,
des vengeances tenaces et quelques gags
nazes, « The dragon fighter »
ne pouvait que proposer des fusillades
de fortune fantaisistes et de la bagarre
durant laquelle les personnages font plein
de roulades.
On
retrouve également des cartons
empilés sans raison à tous
les coins de rue et une brouette d’acteurs
que tu as déjà vus dans
un trillion de films depuis le fin fond
des années 70 : Alex Man, Sibelle
Hu, Carrie Ng, Francis Ng, Michiko Nishiwaki,
Alex Fong ou encore l’ineffable
Eddy Ko.
Et
des musiques atroces, bien sûr,
occasionnellement pastichées du
« Flic de Beverly Hills ».
Lance-roquette et carton, le duo gagnant.