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The dragon
fighter


Toni Liu 

- 1990 -



Après avoir dévoré avec un plaisir non feint le pinacle du heroic bloodshed, puis t’être rabattu, toujours affamé, sur l’ensemble des suiveurs, il ne t’est alors plus resté que les troisièmes couteaux, c’est-à-dire une sorte de sous-produit sans le sou d’un style qui, à son sommet, était déjà atypique et jusqu’au-boutiste.

Parmi ceux-ci, « The dragon fighter » qui est une série B de la série B. Ici, « girls with guns » oblige, une fliquette trompe-la-mort tente de confondre un baron de la drogue, maître Lung, mais est empêchée par une mystérieuse japonaise qui flingue à tout va. Cette dernière n’a d’ailleurs comme exutoire à son cuisant échec que de tirer de dépit au lance-roquette dans la mer.

Au même moment, Thomas et Tendon de bœuf dragouillent Jessica qui est la fiancée de maître Ding, lui-même filleul et bras droit de maître Lung. Pour appuyer tous ces flics acharnés et/ou infiltrés, des vengeances tenaces et quelques gags nazes, « The dragon fighter » ne pouvait que proposer des fusillades de fortune fantaisistes et de la bagarre durant laquelle les personnages font plein de roulades.

On retrouve également des cartons empilés sans raison à tous les coins de rue et une brouette d’acteurs que tu as déjà vus dans un trillion de films depuis le fin fond des années 70 : Alex Man, Sibelle Hu, Carrie Ng, Francis Ng, Michiko Nishiwaki, Alex Fong ou encore l’ineffable Eddy Ko.

Et des musiques atroces, bien sûr, occasionnellement pastichées du « Flic de Beverly Hills ».




Lance-roquette et carton, le duo gagnant.