The
beast to die
Toru Murakawa
(1980)
Kunihiko
Date, photographe de guerre,
revient du front avec du stress
post traumatique, devient traducteur,
écoute des vinyles et,
accessoirement, tue tout le
monde.
Dire que « The beast to
die » est un film connu
serait très exagéré,
de même que son réalisateur
Murakawa ou même son acteur
principal Matsuda. Gageons que
personne ne sait qui ils sont.
Mais ce que d’aucuns savent
peut-être est que ce film
a la réputation d’avoir
l’une des scènes
finales les plus incompréhensibles
du cinéma japonais, ce
qui est également exagéré.
De toute façon, tout
est ici exagération puisque
produit par Mitsuru Kurosawa
qui adorait le « polar
hard-boiled » et réalisé
par Murakawa, tous deux transfuges
du roman porno, genre transgressif
et sans cadre.
Alors les mecs transgressent
et décadrent dans ce
film violent et immoral, sur
le profond mal-être du
psychopathe avec moult musiques
classiques, du plan séquence,
de la caméra portée,
des innocents abattus sans sommation,
un tout petit peu de fesse,
il en faut, et un acteur principal
qui s’était fait
enlever les molaires pour creuser
son visage de gars malade, insensible
et profondément malsain.
PS
: Le scénariste,
Shoichi Maruyama, est aussi
celui de « The Terrible
couple » de Somai sorti
la même année.
Murakawa
décadre.