Tarzan
et sa compagne
Cedric Gibbons et Jack Conway
(1934)
Pratiquement
un an après les événements
du premier film, Holt et son pote
Arlington feignent le safari pour
mener à bien leur quête
du cimetière des éléphants
que le premier a tutoyé dans
l’épisode précédent.
Ils se retrouvent aux prises avec
une violente tribu, ce qui donne
lieu à des scènes
étonnement modernes, avec
une caméra portée
dans les marécages et des
combats d’une violence graphique
incommensurable.
Et comme ce film est un des derniers
exemples du « pre-code Hollywood
», tu sais qu’après
le sang vient la fesse. L’aventure,
le suspense, les zèbres et
les phacochères attendront
car Jane, qui vit depuis tout ce
temps dans son utopie érotique,
déboule en bikini de la savane.
Elle est totalement libérée,
plaît et en joue, entourée
de types qui cherchent à
s’accoupler. Autant tu as
vu la mort en gros plan cinq minutes
auparavant, autant désormais
tu vois l’ombre du téton
de Maureen O’Sullivan, au
sens strict. Tarzan, lui, dont la
féralité ne se dément
pas, a toujours l’air hébété
et fait bientôt des pirouettes
sous l’eau avec la doublure
de Jane à poil. Et qu’est-ce
que tout ceci a à voir avec
notre histoire ? Eh bien rien du
tout.
Alors pendant 35 minutes tu subis
cet étonnant spectacle durant
lequel Tarzan fait des numéros
de trapèze, chevauche un
rhinocéros en papier mâché
et virevolte avec un crocodile en
caoutchouc.
Et finalement, l’homme blanc
payera sa forfaiture mais saura
faire preuve de bravoure face à
la mort et se souciera même
de l’impétueux Saidi
contrairement à ses pauvres
camarades sacrifiés sans
émotion.

Maureen
O’Sullivan en bikini de la
savane et l’ineffable Cheeta.
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