«
Sumo do, sumo don’t »
(quel titre !) débute
par une citation de Jean Cocteau
issue de son voyage au Japon
en 1932, pour vous dire que
ce film est sérieux.
Ici l’étudiant
Shuhei Yamamoto (c’est
Masahiro Motoki) a trop peu
de crédits pour valider
son année. Anayama sensei,
ancienne gloire de sumo, lui
propose de passer outre s’il
rejoint le club de son université
menacé de fermeture.
Le
reste du scénario vous
est déjà connu
: Shuhei acceptera à
contre cœur et sera rejoint
par quelques autres farfelus
disparates afin de monter une
équipe faite de bric
et de broc et de participer
à un tournoi et ainsi
sauver le club de sumo.
Seulement
de ce tournoi achevé
piteusement par une cinglante
humiliation naitra l’orgueil
de ces jeunes hommes, l’envie
de bien faire, et l’amour
de la lutte. Ainsi ils rempileront
et se donneront avec sérieux
et détermination à
la beauté pure des chairs
qui s’affrontent.
Finalement, d’aucuns auront
désormais confiance en
eux, d’autres trouveront
un sens à leur vie et
le gaijin saisira enfin le raffinement
de la culture nippone. Shuhei,
qui était un j’en-foutre
profiteur refusera à
l’avenir la facilité
et sera garant de la survie
du club. « Sumo do, sumo
don’t », s’il
n’a pas deux onces de
surprise, joue pleinement le
stéréotype du
film de sport, en reprenant
à la lettre les schémas
qui, jusqu’à la
fin des temps, assureront sa
renommée.
Ce
film glana d’ailleurs
moult prix au Japon et on y
trouve une jeune Misa Shimizu
dans un rôle d'apparat,
celui de la jolie fille qui
ne sert pas à grand-chose.
PS
: Masahiro Motoki, alias Mokkun,
fut embauché parce que
le réalisateur pensait
qu’une ancienne idol de
jpop dont on voit les fesses
attirerait forcément
du public.
On voit les fesses de Masahiro
Motoki mais pas celles de Misa
Shimizu.