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Sumo do,
sumo don't


Masayuki Suo

- 1992 -



« Sumo do, sumo don’t » (quel titre !) débute par une citation de Jean Cocteau issue de son voyage au Japon en 1932, pour vous dire que ce film est sérieux.

Ici l’étudiant Shuhei Yamamoto (c’est Masahiro Motoki) a trop peu de crédits pour valider son année. Anayama sensei, ancienne gloire de sumo, lui propose de passer outre s’il rejoint le club de son université menacé de fermeture.

Le reste du scénario vous est déjà connu : Shuhei acceptera à contre cœur et sera rejoint par quelques autres farfelus disparates afin de monter une équipe faite de bric et de broc et de participer à un tournoi et ainsi sauver le club de sumo.

Seulement de ce tournoi achevé piteusement par une cinglante humiliation naitra l’orgueil de ces jeunes hommes, l’envie de bien faire, et l’amour de la lutte. Ainsi ils rempileront et se donneront avec sérieux et détermination à la beauté pure des chairs qui s’affrontent.

Finalement, d’aucuns auront désormais confiance en eux, d’autres trouveront un sens à leur vie et le gaijin saisira enfin le raffinement de la culture nippone. Shuhei, qui était un j’en-foutre profiteur refusera à l’avenir la facilité et sera garant de la survie du club. « Sumo do, sumo don’t », s’il n’a pas deux onces de surprise, joue pleinement le stéréotype du film de sport, en reprenant à la lettre les schémas qui, jusqu’à la fin des temps, assureront sa renommée.

Ce film glana d’ailleurs moult prix au Japon et on y trouve une jeune Misa Shimizu dans un rôle d'apparat, celui de la jolie fille qui ne sert pas à grand-chose.

PS : Masahiro Motoki, alias Mokkun, fut embauché parce que le réalisateur pensait qu’une ancienne idol de jpop dont on voit les fesses attirerait forcément du public.




On voit les fesses de Masahiro Motoki mais pas celles de Misa Shimizu.