Suicide
club
Sion Sono (2001)
De
« Suicide club », d’aucuns
n’en retiennent généralement
qu’une seule scène,
la première, qui voit 50
lycéennes se suicider en
se jetant sous le métro.
Il faut bien reconnaître que
c’est un assez bon résumé
de ce film qui est plutôt
avenant pendant sa première
heure bizarre et dérangeante
avec des effets gores en veux-tu
en voilà et du sang par hectolitres,
jeté dans tous les coins
par seaux entiers. On y trouve un
internet vu comme un lieu hanté
aux propriétés inconnues
avec une pointe d’horreur,
mais trop exagérée
pour t’empêcher de dormir.
Pour le reste, « Suicide club
» refuse la clarté
et te laisse finalement décider
si ce film est une critique acerbe
de la perte d’identité,
de la reconnaissance par le groupe
et si Sono avait anticipé
les tendances internet à
venir avec des jeunes qui se suicident
plutôt que de faire le buzz
en mangeant des produits détergents.
PS
: A noter qu’un autre film
japonais est sorti en 2001, d’horreur,
sur la solitude et la mort, avec
un internet possédé:
« Kaïro » de Kurosawa.
Suicide
club n'est pas un feel good movie.
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