The
Stooges
The
Wierdness
(2007)
Croissants
chauds.
Les Stooges, c'était
un vieux groupe d'il y a des
plombes qui a eu l'idée
saugrenue de se reformer il
y a quelques années,
juste après le petit
déjeuner. Je m'en souviens
encore. J'avais pris des croissants
chauds.
L'éternel
retour.
"The Weirdness", ce
fut donc un autre épisode
du célèbre feuilleton
nommé "L'éternel
retour" dans lequel ont
joué les Who, Police,
Kyo, Van Halen, les Bronzés,
Rocky, Pink Floyd, les Musclés
ou Genesis. (Tu peux biffer
les mentions inutiles).
Torse
nu.
Les Stooges, c'était
aussi ce groupe de rockeurs
teigneux qui jadis ramonait
les esgourdes et avait un chanteur
qui se faisait appeler Iggy
Pop. Il continue d'ailleurs
depuis sa route balisée,
le torse nu et avec cet air
tristounet du gus qui a bouffé
un truc pas très frais
à la cafet' du coin.

Iggy
Pop avec cet air tristounet
du gus qui a bouffé un
truc pas très frais à
la cafet' du coin.
Noir,
c'est noir.
Les voilà donc de retour
en 2007 nos ex-rebelles de la
punkitude roquinrollinante dans
une auto-parodie poussive et
cruelle expression du pitoyable
come-back de ringards dérisoires
qui semblent mener le cortège
de leur propre enterrement artistique.
C'est peut-être pour ça
d'ailleurs que la pochette de
leur disque est noire.
Camomille et pépito.
Le Iggy, il essaie
encore de jouer le vilain garnement
tel un faux Presley d'après-midi
camomille et Pépito pour
maison de retraite tandis que
les autres se démènent
derrière, pantelants.
Les riffs de guitare sont à
pleurer, le son est plus qu'asthénique,
les titres semblent passés
à la photocopieuse et
la petite ballade perdue au
milieu de l'album est à
se pisser dessus de rire.