Ce Soft Machine est l’un
des derniers trucs de la machine
molle (avant le récente
reformation) et dont il ne restait
alors des débuts que
Mike Ratledge aux synthés
et seulement dans deux titres.
Autant dire rien.
Karl Jenkins (piano, electric
piano, pianette, string, Mini-Moog
synthesizers et orchestration)
est celui qui a pris en main
le groupe et donne la direction
musicale de "Softs",
le bien nommé.
On retrouve dans ce disque un
guitariste électrique
nommé John Etheridge
comme pour donner une dernière
filiation avec le jazz-rock
encore pratiqué de sinistre
façon dans les précédentes
parutions du groupe.
"Softs" est un album
qui navique entre quelques influences,
disons, "classiques",
un peu d’électronique,
de jolis passages apaisés
avec piano romantique, un agréable
son de hautbois et de la guitare
électrique cool. Le tout
entrecoupé d’interventions
sans intérêt d’une
batterie chiante (John Marshall)
et surtout de solos de gratte
déchainée (chiante
aussi) dont on se demande ce
qu’elles viennent faire
dans le contexte.
Bref, "Softs" s'éloigne
quelque peu des différentes
précédentes époques
du groupe. Les suites loin du
rock ou du jazz, plutôt
fluides et mélodiques
sont plaisantes un temps mais
dans l’ensemble cette
musique manque un peu de fièvre
et d’homogénéité.