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CHRONiQUES MUSiCALES

AUtRES

Manque un peu
d'homogénéité...

Soft Machine
Softs (1976)


Ce Soft Machine est l’un des derniers trucs de la machine molle (avant le récente reformation) et dont il ne restait alors des débuts que Mike Ratledge aux synthés et seulement dans deux titres. Autant dire rien.

Karl Jenkins (piano, electric piano, pianette, string, Mini-Moog synthesizers et orchestration) est celui qui a pris en main le groupe et donne la direction musicale de "Softs", le bien nommé.

On retrouve dans ce disque un guitariste électrique nommé John Etheridge comme pour donner une dernière filiation avec le jazz-rock encore pratiqué de sinistre façon dans les précédentes parutions du groupe.

"Softs" est un album qui navique entre quelques influences, disons, "classiques", un peu d’électronique, de jolis passages apaisés avec piano romantique, un agréable son de hautbois et de la guitare électrique cool. Le tout entrecoupé d’interventions sans intérêt d’une batterie chiante (John Marshall) et surtout de solos de gratte déchainée (chiante aussi) dont on se demande ce qu’elles viennent faire dans le contexte.

Bref, "Softs" s'éloigne quelque peu des différentes précédentes époques du groupe. Les suites loin du rock ou du jazz, plutôt fluides et mélodiques sont plaisantes un temps mais dans l’ensemble cette musique manque un peu de fièvre et d’homogénéité.