Poursuivant ma découverte
de la musique de la nouvelle
école norvégienne,
me voici aujourd'hui arrivé
chez le saxophoniste Trygve
Seim.
J'ai lu quelque part que c'est
après avoir écouté
un album de Jan Garbarek alors
qu'il revenait d'une randonnée
en montagne dans son pays natal
que Trygve Seim décida
d'apprendre le saxophone...
Personnellement quand je reviens
d'une randonnée en montagne
je décide de ne jamais
y retourner.
J'ai lu aussi autre part (oui,
je lis beaucoup) que "Sangam"
signifie quelque chose comme
"si on y allait ensemble"
en sanskrit. Tu connais le sanskrit
toi ? Moi, non, et je le regrette.
Et où va Trygve ? Eh
bien, tout en faisant du Seim
bien sûr et sûrement
pas un vulgaire collage, il
va à la confluence du
jazz, de la musique contemporaine,
de la musique asiatique et du
folklore de son pays où
il y a de belles montagnes où
l'on peut faire de superbes
randonnées.
Et avec qui y va-t-il ? Eh bien
avec un ensemble à cuivres.
Avec trompette (Arve Henriksen
bien sûr (très
chaleureux dans le superbe "Beginning
and ending")), saxes, trombone,
clarinette basse, tuba... et
aussi des cordes et même
une batterie et un accordéon.
Et "Sangam", ça
vaut quoi ?
"Sangam", c'est d'abord
très original. Rappelant
parfois et à peine Garbarek
(période "Dis")
sans la mièvrerie de
ce dernier ou le petit côté
jazz rébarbatif. C'est
parfois introverti, nostalgique
et mélancolique. Toujours
très lyrique. Avec une
assise d'instruments à
vent graves assez prenants.
"Sangam", c'est plutôt
envoûtant et de par sa
personnalité ça
dégage une réelle
fraîcheur loin des stéréotypes
parfois un peu chiants de chez
ECM.