Bob Seger - chanteur amerloc,
dans la mouvance de Springsteen
avec moins de puissance, des
paroles, moins "engagées"
-, c’est pour moi, "Against
the wind", "Like a
rock", "Night moves",
"Turn the page" et
la ballade "Somewhere tonight"
que je trouve émouvante.
En fait, elle m’émeut.
Ici, ça s’appelle
"Greatest Hits" et
donc on y trouve bien sûr
les quatre premiers titres susnommés
mais il manque le dernier. Comment
cela est-il possible ? Ou alors
cela n’est-ce point vraiment
un greatest hit ? Et
ce titre date-t-il d’après
la sortie de cette compilation
? Autant de questions importantes
sur lesquelles la vérité
devrait être faite car
comme disait Ovide, un gars
qui vécut bien avant
Seger : absit reverentia
vero.
Seger est un chanteur de stade
qui possède un répertoire
un peu limité mais une
voix intéressante, des
mélodies souvent accrocheuses
et des textes qui parlent de
mecs qui baroudent contre vents
et marées, avançant
fiers et pugnaces, seuls et
durs comme le roc, vivant d’amour
plus ou moins déçues,
plutôt plus car il n’y
a pas d’amour heureux,
comme le chantait fort justement
Aznavour à moins que
ce soit l’amour, c’est
comme un jour, ça s’en
va l’amour, mais qu’importe,
le résultat est le même.
Pour finir, je te signale, pour
l’anecdote et car il me
paraît important que tu
le saches afin de le placer
dans une réunion du club
des amis de Bob Seger que "Turn
the page" a été
repris par Metallica avec plus
de pêche bien sûr
mais chanté avec autant
d’émotion qu’un
coupe-frites en action et qu’
"Old time rock'n’
roll" a eu droit à
une adaptation de la vieille
idole des vieux beaufs tristement
décédé
depuis et où ça
donne quelque chose comme :
moa j´ême la
musique quand elle rule les
épaules tut comme au
bon vieux temps du woakinrôale...
Au final, même en greatest
et bien que sympatoche, convivial
et un rien pêchu, le rock
de Seger n'atteint pas forcément
toujours les sommets.