Maria Schneider dirige ici un
big band de 19 musiciens pour
jouer une musique de jazz qu'elle
a composée, avec un nombre
imposant de cuivres plus un
percussionniste, un batteur
(quel vilain mot), un bassiste
et un guitariste.
Le jazz proposé ici est
un jazz à tendance européenne.
C'est à dire qu'il semble
trouver ses racines plus dans
la musique du XX° siècle
de par chez nous que dans le
blues de l'autre côté
de l'Atlantique.
Les arrangements sont de qualité,
sans frime. Les compositions
sont assez "climatiques"
et pas trop compliquées
(bien qu'un peu répétitive
dans "Dissolution").
Le tout est parfois mélancolique
sans être le moins du
monde austère et pas
loin d'être impressionniste.
Tout ce que j'aime dans les
bands plutôt big de jazz.
Toi aussi sûrement. Ca
m'étonnerait que tu aies
des goûts de merde.
Il ressort de ces 6 thèmes
le beau "Nocturne",
le bien nommé "Sea
Of Tranquilty" avec un
excellent solo de saxo baryton
de la part d'un certain Scott
Robinson. "Dissolution"
possède des moments assez
captivants mais souffre un peu
de sa longueur excessive. Les
trois autres thèmes sont
plus enlevés, mais naviguant
en terrain un peu trop balisé
pour réellement emporter.
Au final, on a un correct album
de jazz en grand orchestre.
Sûrement pas novateur
mais de très bon goût.
Ne procurant peut-être
pas non plus cette allégresse
dont Maria Schneider en a fait
le titre de son album... mais
sûrement pas loin.