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Pas loin de
l'allégresse !

Maria Schneider Orchestra
Allégresse (2000)


Maria Schneider dirige ici un big band de 19 musiciens pour jouer une musique de jazz qu'elle a composée, avec un nombre imposant de cuivres plus un percussionniste, un batteur (quel vilain mot), un bassiste et un guitariste.

Le jazz proposé ici est un jazz à tendance européenne. C'est à dire qu'il semble trouver ses racines plus dans la musique du XX° siècle de par chez nous que dans le blues de l'autre côté de l'Atlantique.

Les arrangements sont de qualité, sans frime. Les compositions sont assez "climatiques" et pas trop compliquées (bien qu'un peu répétitive dans "Dissolution"). Le tout est parfois mélancolique sans être le moins du monde austère et pas loin d'être impressionniste. Tout ce que j'aime dans les bands plutôt big de jazz. Toi aussi sûrement. Ca m'étonnerait que tu aies des goûts de merde.

Il ressort de ces 6 thèmes le beau "Nocturne", le bien nommé "Sea Of Tranquilty" avec un excellent solo de saxo baryton de la part d'un certain Scott Robinson. "Dissolution" possède des moments assez captivants mais souffre un peu de sa longueur excessive. Les trois autres thèmes sont plus enlevés, mais naviguant en terrain un peu trop balisé pour réellement emporter.

Au final, on a un correct album de jazz en grand orchestre. Sûrement pas novateur mais de très bon goût. Ne procurant peut-être pas non plus cette allégresse dont Maria Schneider en a fait le titre de son album... mais sûrement pas loin.