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Santa
sangre


Alejandro Jodorowsky 

- 1989 -



Fenix est un enfant magicien dont la vie n’est pas simple (du tout), non seulement parce que son père lui tatoue le torse au couteau pour en faire un homme, mais également parce que sa mère idolâtrie la sainte aux bras coupés, mais aussi et surtout parce que sa génitrice, surprenant son géniteur avec la femme tatouée, les brûle à l’acide, se fait elle-même couper les bras et son mari meurt comme un chien. De plus, la femme tatouée s’enfuit avec Alma, le crush de Fenix.Vous l’avez compris, le petit perd les pédales et, adulte, est interné.

Dès lors, ce film qui était déjà très Jodoroswky dans sa partie de cirque mexicain baroque, devient encore plus Jodorowsky dont le cinéma comprend irrémédiablement, je vous le rappelle, des mecs à poil, des figures christiques, des métaphores ésotériques et des handicapés-cul-de-jatte-manchots.

Jodorowsky filme l’extravagance des marginaux et des laissés-pour-compte en recherchant fréquemment l’image choc, avec notamment des hectolitres de sang, une inévitable quête initiatique et d’émancipation ainsi qu’une poésie surréaliste avec de grosses louches d’aliénation familiale du fait de parents castrateurs et intrusifs.

Outre ses caractéristiques visuelles notables et son non-conformisme, ce qui est strictement ce que tu es venu voir, « Santa sangre » fait également de l’œil à « Psychose » et tente de venir te surprendre dans ton canapé.

 




Fenix renaîtra-t-il de ses cendres ?