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CHRONiQUES MUSiCALES

AUtRES

Dans des décors
en papier crépon

Samson et Dalila
Cecil B. DeMille (1949)

 

Vous savez tous que Samson, à l’instar de la plupart des metalleux, tire sa force de sa chevelure, mais vous ignoriez peut-être que Samson, ici dans une très libre adaptation de la Bible, est un type très fort mais très trahi, généralement par des femmes et spécifiquement par des sœurs. Il est aussi trahi par les siens, mais il faut dire qu’il fricote avec l’ennemi, ce qui en fait également un traitre.

Samson est amoureux de Semadar (c’est Angela Lansbury, oui, la même), pourtant issue du peuple adverse, alors que la sœur de celle-ci, Dalila (c’est Hedy Lamarr) est amoureuse de lui. Il parvient à épouser la première parce qu’il peut étrangler des lions à mains nues, ce qui ennuie la seconde qui pousse sa frangine à trahir son futur mari.

Dès lors Samson a les boules, tue tout le monde et insulte Dalila qui, touchée dans son orgueil, va le trahir. Mais auparavant, elle va lui faire un rentre dedans incroyable en s’alanguissant au bord de l’eau dans des décors en papier crépon.

Samson (c’est Victor Mature, avec son air bonhomme) se fait manipuler deux heures durant par cette vile tentatrice, mais, grâce à Dieu, au sens strict, il emportera dans sa chute les terribles Philistins car Dalila les trahira après qu’ils l’aient trahie...

En somme, c’est une histoire de trahisons, passablement pénible, axée sur le couple Mature/Lamarr en ces temps très reculés où Hedy Lamarr était à peu près environ la plus belle femme du monde. Alors on la voit minauder à moitié nue et sans doute est-ce là le principal intérêt de ce film.

Matez un peu ces deux poseurs !