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Yves Rousseau
Shabda (2025)

 


Du jazz de tout à l'heure je n’adhère qu’au différent. Les normes, les écoles, les clochers m'emmerdent au plus haut point.

Alors j'écoute le bassiste Yves Rousseau, entouré ici par Christophe Marguet (batterie), Jean-Marc Larché (saxophone soprano), Clément Janinet au violon, le saxophone alto de Géraldine Laurent et aussi les saxophones soprano et baryton de Jean-Charles Richard.

"Shabda", j’ai demandé à un pote qui cause le sanskrit, il m’a parlé de bruit, de son, de mots, de vibration même.

La musique de Rousseau vibre, impressionniste, romantique, un peu complexe parfois mais surtout libre.

Les solistes interviennent non pas parce qu'il faut le faire mais pour exprimer quelque chose.

Ce jazz-là est un jazz qui va aussi dans l'introspection et la quête d'un ailleurs intérieur, si l'on peut dire.

En plus, astucieux, Rousseau et ses ses friends ne te donnent pas tout, non, ils veulent que tu reviennes plus tard pour trouver encore quelque chose derrière chaque intervention, chaque note, chaque vibration de cet ensemble aux cuivres à la fois chaleureux et mystérieux.

Du coup "Shabda" est un beau disque de jazz... ou pas.