Dans
la série écoutons-de-la-musique-sacrée-et-surtout-des-requiems
voici aujourd'hui celui de Jean
Richafort.
De ce dernier, qu'il ne faut
pas confondre avec Jean Rochefort,
paix à leurs âmes,
j'avoue ne rien connaître.
Du coup, je me suis renseigné.
Mais je ne vais pas faire de
copier-coller, ça se
verrait trop.
Il paraît donc que Richafort
fut apprécié par
Ronsard, un poète estimable
et de bon goût qui allait
voir si la rose qui ce matin
avoit desclose sa robe de pourpre
au Soleil, avait point perdu
ceste vesprée les plis
de sa robe pourprée,
et son teint au vostre pareil.
Il était vieux et jaloux,
le pauvre, la vieillesse ayant
terni sa beauté. Ô
vrayment marastre nature !
On sait aussi que ce Requiem
fut dédié par
Richafort à Josquin Desprez
dont on fit tantôt une
chronique de quelques unes de
ses oeuvres ici même sur
effet larsen, le site
qui aime la musique ancienne.
Bon, ce Requiem est assez prenant.
L'interprétation est
au top. On peut la signaler,
c'est celle de Paul Van Nevel
et son Ensemble Huelgas. Il
s'agit d'une musique essentiellement
vocale. Les titres semblent
se répéter au
premier abord. Mais les différentes
écoutes, assez prenantes
par ailleurs, prouvent vite
le contraire.
Emotionnellement, c'est assez
fort. Ca monte, plein de ferveur
bien sûr, c'est un Requiem.
Ce n'est pas loin non plus des
chants grégoriens. C'est
lumineux, mélodieux et
simple. Plutôt sobre et
dépouillé. Lent
et s'élevant peu à
peu. Une belle oeuvre.
Une autre fois je te parlerai
peut-être du Requiem de
Mikis Theodorakis ou bien de
celui de Helmut Otto Kuizeur.