Steve
Reich est un compositeur américain
contemporain.
J’ai
lu dans Modes & Travaux
qu’après avoir étudié
la musique électrocacacoustique,
il décida en accord avec lui-même
et ses esgourdes de fuir au plus vite
ce genrer de délire pseudo-musical
pour faire autre chose alors que,
par exemple, Pascal Obispo fait toujours
la même chose et envisage de
tirer une comédie musicale
de la "Symphonie pour un homme
seul" de Schaeffer avec Dany
Boon dans le rôle de l’homme...
seul.
Bref, Reich qui aime le rythme, la
tonalité et même l’harmonie,
bonne idée, se jeta alors dans
la musique africaine, le jazz modal
de Coltrane puis le travail de Terry
Riley qui serait l’inventeur
de la musique minimaliste et dont
les disques sont plus chiants que
ceux de Reich et moins que ceux de
John Cage.
Proposant en sus ce qu’il appelle
la "pulsation fixe" Reich
se lança alors, je sais plus
quel jour c’était, dans
la musique répétitive,
répétit..., pardon,
et composa cette œuvre nommée
"Music for 18 musicians"
(pas dix-sept ou dix-neuf) en 78 la
même année où
sortait "Sonate pour une débroussailleuse
en panne" de Luciano Berio.
Qui dit répétitif pourrait
dire "chiant". Eh bien,
non ! Car cette œuvre est aussi
facile d’accès que l’A55
à 3 heures du mat'. Elle respire,
a une pulsation plutôt prenante
et une instrumentation judicieuse.
Elle évolue favorablement,
est aussi positive qu’un cycliste
espagnol, captive, varie toujours
le rythme et du coup on peut l’écouter
jamais vraiment de la même façon.
PS : il s'agit ici de la version d’origine
de l’oeuvre. Il y en a eu d’autres
avec d’autres interprètes.