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CHRONiQUES MUSiCALES

AUtRES

Avec plein de
belles choses

Radiohead
Kid A (2000)

 

Dans la série disséquons-les-chefs-d'œuvre-du-rock-neurasthénique voici aujourd'hui en cette journée de temps pourri (dehors il y a une tornade, elle vient d’emporter ma R18 dans la rue et maintenant elle s’écrase contre le mur de béton où sont stockées d’habitude les poubelles qui viennent de s’arrêter contre une bagnole sur le parking de la grande surface derrière chez moi où un éclair impressionnant vient de foutre le feu à la galerie marchande), voici donc, dis-je, le meilleur disque introspectif de Radiohead, mot qui signifie en malayalam où on dit des chiées de choses en peu de mots : ceux qui sont tellement géniaux qu’ils font cuire tous les matins au petit-déjeuner sur leurs pariétaux leurs œufs sur lesquels ils déposent des frelons asiatiques crus pleins des vitamines nécessaires à maintenir au plus haut niveau leur créativité...

Maintenant, comme il y a encore du jus chez moi, écoutons ce "Kid A" de ce grand groupe malheureusement pas remboursé par la Sécu.

Au début on a "Everything in the right place", un peu délirant, mais à peine, et plaisant. La voix du Thom, ça passe encore. "Kid A" qui suit, ce sont des effets de voix originaux pas trop moches sur des synthés planants dans la continuité du premier thème où chaque chose devait être à la bonne place. C’est vrai, ça, si on laisse tout en plan, c’est vite le bordel.

Après, il faudrait que ça s’excite un peu. Justement voici " The national anthem" très rythmé, répétitif de belle façon avec des cuivres délirants. Ca tombe bien, j’adore les cuivres... euh... délirants. Le thème est très prenant, j’aime assez.

"How to disappear completely" est plus calme et déjà Yorke fait du Yorke et ce n’est pas grave car il le fait bien, le titre plane avec de beaux effets de guitare dans un titre original qui flotte...

"Treefingers" est un instru façon ambient à la Eno. Pas vraiment indispensable (lui... et peut-être Eno aussi).

Avec "Optimistic", ça s’énerve un peu (il était temps) et c’est plus rock avec des guitares plus présentes mais, bon, le titre traîne un peu et se perd dans le n’importe quoi à la fin avant qu’arrive "In Limbo" qui est déjà la chanson de trop (les sempiternels effets de voix aussi). C’est un autre titre dispensable.

Avec "Idioteque", ça redevient rythmé mais je fatigue un peu et les vocaux commencent à épuiser. Heureusement qu’il y a rapidement un travail de recherche sur la rythmique répétitive avant "Morning bell" assez agaçant et bien trop long avec la même recette que dans le titre précédent au niveau de la rythmique avant que le disque termine par le beau et prenant "Motion Picture Soundtrack" bien plus recueilli et attirant car nostalgique dans la mouvance du plus introspectif de Sigur Ros.

Au final on a un album dont le mérite est de pas être le boulot de fonctionnaires du rock mais, s’il y a plein de belles choses, il est bien trop long et du coup la voix du Thom finit par emmerder grave comme ces sempiternels effets de claviers et guitares.

Et dehors, tout s’est calmé et le soleil est revenu...