Dans
la série disséquons-les-chefs-d'œuvre-du-rock-neurasthénique
voici aujourd'hui en cette journée
de temps pourri (dehors il y
a une tornade, elle vient d’emporter
ma R18 dans la rue et maintenant
elle s’écrase contre
le mur de béton où
sont stockées d’habitude
les poubelles qui viennent de
s’arrêter contre
une bagnole sur le parking de
la grande surface derrière
chez moi où un éclair
impressionnant vient de foutre
le feu à la galerie marchande),
voici donc, dis-je, le meilleur
disque introspectif de Radiohead,
mot qui signifie en malayalam
où on dit des chiées
de choses en peu de mots : ceux
qui sont tellement géniaux
qu’ils font cuire tous
les matins au petit-déjeuner
sur leurs pariétaux leurs
œufs sur lesquels ils déposent
des frelons asiatiques crus
pleins des vitamines nécessaires
à maintenir au plus haut
niveau leur créativité...
Maintenant,
comme il y a encore du jus chez
moi, écoutons ce "Kid
A" de ce grand groupe malheureusement
pas remboursé par la
Sécu.
Au
début on a "Everything
in the right place", un
peu délirant, mais à
peine, et plaisant. La voix
du Thom, ça passe encore.
"Kid A" qui suit,
ce sont des effets de voix originaux
pas trop moches sur des synthés
planants dans la continuité
du premier thème où
chaque chose devait être
à la bonne place. C’est
vrai, ça, si on laisse
tout en plan, c’est vite
le bordel.
Après, il faudrait que
ça s’excite un
peu. Justement voici "
The national anthem" très
rythmé, répétitif
de belle façon avec des
cuivres délirants. Ca
tombe bien, j’adore les
cuivres... euh... délirants.
Le thème est très
prenant, j’aime assez.
"How to disappear completely"
est plus calme et déjà
Yorke fait du Yorke et ce n’est
pas grave car il le fait bien,
le titre plane avec de beaux
effets de guitare dans un titre
original qui flotte...
"Treefingers" est
un instru façon ambient
à la Eno. Pas vraiment
indispensable (lui... et peut-être
Eno aussi).
Avec "Optimistic",
ça s’énerve
un peu (il était temps)
et c’est plus rock avec
des guitares plus présentes
mais, bon, le titre traîne
un peu et se perd dans le n’importe
quoi à la fin avant qu’arrive
"In Limbo" qui est
déjà la chanson
de trop (les sempiternels effets
de voix aussi). C’est
un autre titre dispensable.
Avec "Idioteque",
ça redevient rythmé
mais je fatigue un peu et les
vocaux commencent à épuiser.
Heureusement qu’il y a
rapidement un travail de recherche
sur la rythmique répétitive
avant "Morning bell"
assez agaçant et bien
trop long avec la même
recette que dans le titre précédent
au niveau de la rythmique avant
que le disque termine par le
beau et prenant "Motion
Picture Soundtrack" bien
plus recueilli et attirant car
nostalgique dans la mouvance
du plus introspectif de Sigur
Ros.
Au
final on a un album dont le
mérite est de pas être
le boulot de fonctionnaires
du rock mais, s’il y a
plein de belles choses, il est
bien trop long et du coup la
voix du Thom finit par emmerder
grave comme ces sempiternels
effets de claviers et guitares.
Et
dehors, tout s’est calmé
et le soleil est revenu...