Rappel
:
Queensrÿche s'était
longtemps confiné au
début de sa carrière
et sûrement pas à
l'insu de son plein gré
dans une médiocrité
désolante.
Il fut ensuite, notamment avec
l'emphatique et ringard "Operation
mindcrime", un mauvais
clone des déjà
médiocres Scorpions (de
leur période hard-rock)
et un copier/coller de quelques
passages de Pink Floyd (période
"The wall") avec concept-album
à la clé pour
faire plus sérieux.
Puis,
il devint une copie carbone
de ce qui est le plus critiquable
dans le genre "métallique".
Soit les groupes avec chanteur
particulièrement agaçant
et ridicule, jouant la valse-hésitation
entre facilité et emphase
avec des chansons plus identiques
que les discours du légume
qui dirige notre beau pays d'en
bas, et de solos de guitares
(ou soli, c'est comme tu veux)
plus conventionnels qu'une production
de chansons de boys-bands gominés.
Puis, gros virage, et le groupe
se met à devenir presque
intéressant (cf. "Promised
land" plus recherché)
et même parfois presque
rock accrocheur dans cet album-ci
où quelques trucs sympas
comme "Sign of the times",
"You" ou "Spool"
marient avec un certain bonheur
l'agressivité du métal
à une recherche mélodique
assez heureuse.
Pour couronner le tout, le chanteur,
par ailleurs au style assez
ampoulé et agaçant
est ici bridé par une
production qui laisse libre
cours à des grattes un
chouïa grunge.
Dommage que dans le reste de
l'album (où c'est toujours
pareil), le groupe redevienne
ce qu'il a souvent été
: peu inventif et laborieux.