Perso,
j'adore les chansons de Brassens.
Je peux même dire qu'il
ne se passe pas une semaine
sans que j'écoute une
de ses chansons. Par lui-même
ou par quelqu'un d'autre. Il
m'arrive même d'en chanter
souvent les matins quand je
prends ma douche.
C'est te dire.
Du
coup, je me suis écouté
cet hommage à Brassens.
D'abord, voyons ceux qui restent
fidèles au style du moustachu
sétois : Dyonysos ("La
cane de Jeanne"), Renan
Luce ("L'orage") me
laissent froid. Pourquoi ne
pas s'approprier les chansons
de Brassens ? D'autant plus
que ceux qui le proposent ici,
le font avec originalité.
En faisant ressortir la qualité
des mélodies. Le tout
sans nuire au texte. Au contraire,
ce dernier en sort que plus
percutant. De ces "respectueux",
seule la version de "Fernande"
par Carla Bruni me paraît
intéressante. Non pas
parce que c'est elle qui chante
mais parce que c'est une femme.
C'est sympa.
En
ce concerne ceux qui le font
avec personnalité, tout
me paraît excellent :
"Putain de toi" par
Oliva Ruiz est surprenant avec
beaucoup de force et de cuivres
étonnants. Stephan Eicher
et Taraf de Haïdoucks interprètent
"Les oiseaux de passage"
dans le style manouche assez
réussi. Juliette transforme
"La complainte des filles
de joie" en un superbe
thème bluesy. Yuri Buneaventura
réinvente "Dans
l'eau de la claire fontaine"
façon salsa avec compagnie
de cuivres chaleureux. A un
degré moindre il y a
aussi Jehro et sa version anglaise
des passantes. Mais, j'ai un
peu de mal (sans doute du fait
que le texte est en anglais).
Quant à Grand Corps malade
et son interprétation
fade du superbe texte "Les
trompettes de la renommée",
j'avoue ne pas adhérer
à ce style.
Dans
son ensemble cet album me paraît
artistiquement défendable.
Brassens appartient maintenant
à tous et pas seulement
aux épiciers.
Putain
de Brassens !