Les moines psychotiques portent
bien leur nom. En effet, ils proposent
une musique assez délirante,
mentale, expérimentale,
dirions-nous, qui part ailleurs
mais avec quelques repères
quand même. Soit quelque
chose après quelque chose
d’après le post-punk,
la musique de Nine Inch Nails,
la pop et le rock noisy.
Pour cela, les gars proposent
des titres à rallonge entrecoupés
d’intermèdes courts
et quelque peu bruitistes pas
loin de ce qu’on appelle
dark-ambient.
En fait, il s’agit en quelque
sorte d’interpeller l’auditeur,
le déranger, pas seulement
pour faire différent mais
pour amener de nouvelles sensations
et, sur une rythmique qui nous
parle, les moines balancent des
sons électroniques triturés,
des guitares saturées,
développant comme à
l’infini une ambiance dantesque
sur lesquelles pleure une voix
torturée.
"Pink colour Surgery"
n’est pas un voyage aisé,
s’avère parfois hésitant
mais le plus souvent prenant,
limite angoissant.