accueil

disques

chroniques musicales

AUtRES courrier

Sorte de "ET"
hard SF

Projet dernière chance
Phil Lord et Christopher Miller
(2026)

 

Ryland Grace (c’est Ryan Gosling), barbu et chevelu, se réveille seul dans un vaisseau spatial. Il ne sait plus qui il est ni ce qu’il fait dans les tréfonds de l’espace. On comprend bientôt, via des flashbacks, qu’il est un scientifique simple et farfelu débauché par une femme sans sourire qui lui confie comme modeste mission de sauver la Terre de l’extinction annoncée du soleil. On ne le prend pas au sérieux parce qu’il est décoiffé et semble peu rigoureux mais il parviendra à déchiffrer la porte des étoiles. Enfin, non, mais c’est un peu le même personnage.

« Projet dernière chance » n’est pas « Interstellar », « 2001 » ou que sais-je « Sunshine » et « Ad astra », non, il n’a pas d’ambition cosmogonique, ne mène pas de quête métaphysique et n’explore pas le vertige ontologique. Ce film est une comédie sensible qui serait plutôt une sorte de « ET » hard SF, avec un certain aspect scientifique et un certain aspect enfantin (qui peut rebuter) par l’intermédiaire de l’autre qui est étrange, mais attachant, expressif et profondément empathique. On peut même y voir Gosling pleurer alors même qu’il avait poussé jusqu’à la perfection son grand art qui est l’absence d’expression.

Et la morale de cette belle histoire est que plutôt que de craindre l’inconnu cosmique, on ferait mieux d’aller s’y faire des potes.