Premier
amour
Lee Myeong-se (1993)
Young-shin
(c’est l’ineffable Kim
Hye-su, mais jeune) est aux beaux-arts
et se rend à Seoul pour rencontrer
le futur metteur en scène
d’une pièce montée
dans son école, en l’occurrence
Notre petite ville de Thornton
Wilder.
Elle l’imagine grand avec
des cheveux longs, alors que son
amie souhaiterait qu’il soit
un mélange entre Gregory
Peck et Jean-Paul Belmondo. On peut
donc supposer que nous sommes dans
les années 60 ou bien cette
jeune femme a des goûts hors
du temps.
Il s’avère que le metteur
en scène est mal fagoté,
boit et fume abondamment, ce qui
rebute initialement Young-shin qui
finira par faire une fixation sur
ce poète anodin car elle
est malade. Oui, elle souffre de
romantisme, maladie qui n’a
jamais servi à rien d’autre
qu’à créer des
œuvres de fiction et à
faire souffrir notre protagoniste
dont c’est ici le premier
amour, d’où le titre
explicite.
Lee Myeong-se a le grand mérite
de te narrer tout ceci avec style,
moult idées d’illustrations
du premier amour et de mise en scène
et en tournant couramment en studio
avec des inserts dessinés
donnant au film son aspect onirique.
Kim Hye-su, quant à elle,
a un jeu tout en visage rond, en
surinterprétation aussi et
pourrait faire penser à une
Amélie Poulain avant l’heure
avec son air d’innocente ahurie,
son incroyable coupe de cheveux,
son monde magique et elle s’adresse
à la caméra.
PS
: On reverra Kim Hye-su dans le
premier "Tazza", "The
thieves" ou "Smugglers",
notamment. Song Young-chang, quant
à lui, jouera dans "Le
bon, la brute et le cinglé",
"Thirst", "Veteran",
"Taxi driver" ou encore
"Squid games".

L’innocente ahurie et le fumeur
alcoolo.
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