Rappelle-toi la scène
où Kinski seul sur son
radeau, entouré de singes
et coiffé de sa marmite
en ferraille essayait d'éviter
les flèches des indiens...
Tu n'as pas vu le film "Aguirre,
la colère de Dieu"
d'Herzog ? Ce n'est pas très
important après tout.
La
musique des Allemands de Popol
Vuh - groupe qui soi-disant
faisait du "krautrock"
(expression à la con
ne voulant pas dire grand chose)
-
s'écoute sans le support
visuel. Et encore moins en bouffant
une choucroute.
Dans cet album, musique d'un
film donc, Popol Vuh fait du
"Rubycon" à
la façon de ses petits
camarades d'outre-Rhin, les
Tangerine Dream qu'il a dû
sans doute beaucoup écouter...
ou le contraire. Popol fait
aussi du Eno (bien que je me
demande si ce n'est pas ce dernier
qui faisait du Popol Vuh qui
faisait du Tangerine Dream.
Faudrait étudier ça
de près). Ça dure.
Ça dure. Ça s'étire.
Ça plane. Parfois ça
s'éternise. Et avec plein
de choeurs éthérés.
Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa...
Il y a aussi quelques passages
au piano. Entre silence et dépouillement.
Satie, bien que mort depuis
bien longtemps déjà
(nous sommes en 75), n'est pas
loin. Le tout assez minimaliste
et rappelant étrangement
la musique pour aéroport
de Eno enregistré...
deux ans après.
On trouve même de longues
plages psychées avec
des guitares zacoustiques et
peut-être même des
pétards. Et tout cela
dans le style des petites ballades
pop nonchalantes du Floyd période
"Meddle". Mais pas
besoin d'enfiler des pat' d'ef.
Plutôt introvertie mais
accessible, cette musique, pas
vraiment originale, est plutôt
agréable et pas du tout
datée. On peut donc l'écouter.
Mais à certains moments
précis de
la journée. Et sans le
moindre artifice.
|
|
_____________________________________________________________________________
la
chronique du film
________________________________________________________________

Ça
cause de
la poursuite
aveugle
de l'inaccessible
|
|