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Popa Chubby
Booty And The Beast (1995)


Popa Chubby - c'est pas son nom bien sûr et ce pseudo vient de l'argot et signifie quelque chose comme "avoir une érection" - est un chanteur-guitariste qui fait du blues-rock. Il est vrai que vu son look sur la pochette, il y a peu de chance qu'il soit un néo-progueux.

Le blues-rock, c'est un truc pas du tout inventif, dans les poncifs du genre. C'est donc loin d'être sombre, tourmenté, barré, expérimental, avant-gardiste, déjanté ou quelques autres adjectifs dans ce genre qui servent à qualifier tous ces albums extraordinaires qui n'ont pas passé l'hiver dernier alors que d'après mon grand-père il n'avait jamais fait aussi doux.

Moi, j'aime bien le blues-rock.

Je l'aime aussi pour les solos de guitares. J'adore les solos de guitares, dans le blues-rock donc et dans le rock en général aussi. Et s'il y en a dans le néo-prog, ça ne me déplaît pas non plus. Le gros Ted en propose lui aussi de corrects ici dans cet album au titre amusant. Le gars, il a de l'humour. Ca ne se voit pas sur la pochette où en fait il n'a pas vraiment un look de blues-rocker non plus.

Popa Chubby, il a enregistré cet album lors d'une année exceptionnelle pour Indurain qui gagnait son trentième Tour de France alors qu'il roulait à l'eau claire. Je suis sûr que le disque le plus récent de ce volumineux blues-rocker est du même acabit que celui-ci. En fait, seul Popa Chubby a changé. Je l'ai vu récemment en concert. Il ressemble encore moins à un néo-progueux et cet album doit donc être logiquement parfait. Il l'est dans le genre. Sympa et convivial. Tout dans les normes. On veut du blues-rock, on n'est pas déçu.

Malgré tout, sans vouloir chercher la petite bête, ce n'est pas mon genre, je trouve qu'il lui manque un tout petit truc à cet album. Trois fois rien. Un peu de folie. Un rien de déconne. Un chouïa d'énergie. Une guitare plus excitée. Un zeste d'urgence même. C'est sûr que ce bon Ted, il gagnerait largement à être entendu live.

On peut donc raisonnablement conclure à l'instar du père Sartre que le blues-rock, c'est comme les bananes, ça se consomme sur place.