Depuis
longtemps il est de bon ton chez certains
de crier que Barrett était un
artiste énorme et que Pink Floyd
sans lui, ce n'était rien. D'ailleurs,
à ce propos, je connais un fan
de Pink Floyd première époque
qui m'a déclaré pas plus
tard qu'hier, permets que je le cite
: "Pink Floyd sans Barrett, c'est
de la merde".
Moi, je trouve que Pink Floyd après
Barrett, sans être toujours au
top, a produit quelques albums essentiels
de la musique prog-pop qui tiennent
nettement plus le coup que toutes les
insignifiances de Roger Keith Barrett
qui à l'instar de Gilmour ont
sérieusement vieilli.
On trouve ici des titres parus en singles
et jamais sur les vinyles de la première
époque floydienne (on peut le
comprendre aisément) et d'autres
plutôt mineurs de "More"
dont il serait plus judicieux d'acheter
plutôt le 33 tours que le dvd
du film.
"Relics" est un album qui
porte bien son nom. Car vois-tu, cher
lecteur moderne, il s'agit de reliques.
Et si nous consultons le dico nous lisons
qu'une relique est un objet auquel on
est particulièrement attaché
par le souvenir. Eh bien, c'est de cela
qu'il s'agit : une
somme de titres pour vieux adorateurs
inconditionnels de ce que Pink Floyd
a fait il y a un siècle surtout
à l'époque d'Acide Barrett.
Quant aux autres auditeurs éventuels,
s'il leur arrive de côtoyer cette
compil, ils bâilleront sans doute
à l'écoute de cette antiquité
dont ils pourront à la rigueur
contempler la pochette avant de replacer
ce "Relics" particulièrement
obsolète dans un reliquaire...
et l’oublier sans tarder.